BFM Business

Le paiement sans contact décolle enfin

Le paiement sans contact prend son envol en France (image d'illustration)

Le paiement sans contact prend son envol en France (image d'illustration) - Justin Sullivan - Getty Images - AFP

"Les paiements sans contact commencent à représenter un nombre relativement important de transactions en France. Un envol dû à l'action des pouvoirs publics et à l'essor de nouvelles technologies."

Il aura fallu plus de temps que prévu pour que le paiement sans contact gagne du terrain dans l'Hexagone. Les premières expérimentations d'envergure en France remontent à 2010, à Nice. Ces expériences n'avaient pas produit les effets escomptés.

Mais cette fois, enfin, le mouvement est enclenché. "Nous avons franchi un cap" explique, chiffres à l’appui, le patron du réseau de la Société Générale. "Il y a seulement 1 an, les transactions par carte sans contact ne représentaient que 1% de l'ensemble de nos transactions. C'est aujourd'hui 8%. Un bond spectaculaire observé dans toutes les banques", développe-t-il.

Des évolutions technologiques

Pourquoi un tel déclic? Parce que les pouvoirs publics ont mis une forte pression pour lutter contre le cash. Ils ont ainsi obligé les banques à baisser leurs commissions, particulièrement sur ces transactions qui portent sur de petits montants.

Autre raison: les évolutions technologiques. Jusqu'ici, les banques avaient du mal à développer le paiement sans contact par téléphone mobile. Il fallait des cartes Sim spécifiques, ce qui supposait de négocier avec les opérateurs. Les banques disposent aujourd'hui d'une nouvelle technologie qui leur permet de s'affranchir des opérateurs. L'usage du sans contact se développe du coup à la fois par carte, mais aussi via les téléphones portables.

"C'est l'histoire de la poule et l'oeuf"

"Il y a un effet boule de neige", souligne un banquier. Plus les consommateurs s'y mettent, plus les commerçants acceptent de s'équiper. Le taux d’équipement des commerçants en TPE (terminaux de paiement électroniques) sans contact est d’environ 30% et devrait atteindre 40% fin 2016.

Parmi ces commerçants, de grosses enseignes comme Carrefour. Les banquiers s'attendent désormais à une croissance exponentielle. D'ici la fin de l'année, souligne l’un d’eux, "on peut considérer que dans 1 cas sur 2, quand un Français fera un paiement, ce sera sans contact".

Caroline Morisseau