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L’AMF rappelle à l’ordre Younited Credit (ex-Prêt d'Union)

Selon l'AMF, Younited a commis des des agissements "en contradiction avec l’agrément qui lui a été délivré".

Selon l'AMF, Younited a commis des des agissements "en contradiction avec l’agrément qui lui a été délivré". - Fred Dufour - AFP

Dans le cadre d’un accord conclu le 19 octobre dernier avec l'Autorité des marchés financiers (AMF), la fintech Younited Crédit s’est engagée à payer 150.000 euros au Trésor public.

L’AMF vient de publier sur son site l'accord de composition administrative conclu en octobre dernier avec Younited Crédit (ex-Prêt d’Union) dans lequel la fintech s’est engagée à verser 150.000 euros au Trésor public.

Selon ce communiqué repéré par l’Agefi, le régulateur énonce les griefs reprochés au site de crowdlending. Tout d’abord, Younited "n’a pas procédé à une catégorisation rigoureuse d’une partie de sa clientèle". Elle a "mis en œuvre un mode opératoire consistant à faire remplir à ses clients, lors de l’entrée en relation et préalablement à toute ouverture de compte, un formulaire qui propose uniquement aux clients de se catégoriser en tant que client professionnel sur option". Comme l’a précisé Younited à l’Agefi, cette clientèle représentait 2% de l’encours au moment de faits et la société assure avoir pris des mesures dès juillet 2015. 

Aucune procédure de sanction n'a été prise

Le second grief porte sur la qualité des informations adressées à ses clients. Selon l’AMF, "certains supports de communication de la société ne présentaient pas toujours une information au contenu clair, exact et non trompeur, ce qui pouvait porter atteinte à la protection des intérêts des porteurs". Le troisième grief porte sur "la commercialisation des parts de FCT (fonds commun de titrisation) auprès de clients non professionnels qui n’étaient pas nécessairement en mesure de prendre leurs décisions d’investissement en pleine connaissance de cause".

Pour l’AMF, ces agissements ont mis Younited "en contradiction avec l’agrément qui lui a été délivré par l’ACPR". Toutefois, comme la fintech l’a précisé à L’Agefi, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution n’a pas engagé de procédure de sanction. 

P.S.