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Immigration: Goldman Sachs condamne à son tour le décret de Trump

Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs.

Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs. - BRYAN BEDDER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le PDG de la banque d'affaires a fustigé le décret anti-immigration interdisant l'entrée aux États-Unis à des ressortissants de certains pays musulmans. Il a indiqué vouloir limiter les conséquences de cette mesure sur l'institution et les salariés.

Alors que les grands groupes technologiques ont déjà exprimé leur désaccord, la banque Goldman Sachs, dont d'anciens dirigeants ont été nommés à des postes influents au sein de l'administration Trump, a critiqué à son tour lundi le décret présidentiel interdisant l'entrée aux États-Unis à des ressortissants de sept pays musulmans.

"Ce n'est pas une politique que nous soutenons et je (vous) ferai remarquer qu'elle a déjà été contestée devant un tribunal fédéral et certaines dispositions du décret ont déjà été bloquées, au moins temporairement", fustige le PDG Lloyd Blankfein dans un message audio interne dont l'AFP a obtenu le texte. Et de poursuivre: "Si le décret devait s'appliquer en l'état, je reconnais qu'il y a un risque potentiel de perturbation pour la firme et en particulier pour certains de nos employés et leurs familles".

Lloyd Blankfein assure que la banque d'affaires fera tout ce qui est possible légalement pour en minimiser les conséquences sur Goldman Sachs et ses salariés. Il ne donne toutefois pas de détails sur les actions que pourrait prendre l'établissement. "Être différent n'est pas une option, c'est ce que nous devons être", conclut-il.

Trump a recruté chez Goldman Sachs

Goldman Sachs, l'une des plus puissantes banques d'affaires au monde, conseille et offre ses services à des gouvernements, multinationales et grosses fortunes à travers le monde. Elle est la deuxième institution de Wall Street à prendre position contre le décret anti-immigration de Donald Trump. Dimanche, Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, avait indiqué que la première banque américaine en termes d'actifs s'attelait à trouver une solution pour ses salariés affectés par les nouvelles mesures.

La prise de position de Lloyd Blankfein prend une portée particulière parce que Donald Trump a nommé au moins une demi-douzaine d'anciens de Goldman Sachs à des postes clés de son administration. C'est le cas de Steve Bannon, propulsé au sein du cénacle très influent conseillant le président sur les questions de sécurité nationale (CSN) ou encore de Steven Mnuchin au Trésor.

P.L avec AFP