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Pour devenir PDG, être le meilleur ne suffit pas, il faut aussi être sympa

Mieux vaut afficher un visage d'enfant de choeur qu'une tête de requin pour décrocher un poste de PDG selon une étude américaine.

Mieux vaut afficher un visage d'enfant de choeur qu'une tête de requin pour décrocher un poste de PDG selon une étude américaine. - Courtnay- CC

Pour accéder aux plus hautes fonctions, il faut avoir tout un panel de compétences, à la fois techniques, managériales et organisationnelles. Mais pour séduire un conseil d'administration apparaître comme sympathique est un atout maître, selon une sérieuse étude américaine.

Montrer de manière trop évidente que l'on est prêt à tout pour réussir n'est pas forcément le moyen le plus efficace pour grimper les échelons. Le professeur Steven N. Kaplan de l'Université de Chicago Booth School of Business et le professeur Morten Sorensen de la Copenhagen Business School ont cherché à savoir en quoi les PDG étaient différents. Ils ont également voulu savoir s'il était possible prédire la carrière d'un cadre rien qu'en regardant la liste de ses qualités et compétences.

Pendant plus de 10 ans, les chercheurs ont ainsi rencontré 2.600 candidats à des postes de direction et évalué leurs compétences interpersonnelles (qualité d'écoute, ouverture à la critique, sens de la communication..), leurs capacités d’exécution, leur charisme et enfin leurs compétences stratégiques (capacité de réflexion, créativité, sens de l'organisation...).

Ceux qui sont devenus PDG avaient obtenu des scores élevés dans ces quatre catégories. En revanche, ceux qui obtiennent des scores très bas deviennent directeur financier. Et ceux qui ont des notes intermédiaires décrochent des postes de directeur opérationnel.

Des administrateurs insensibles au charme féminin

L'attention des chercheurs a été retenue par un fait surprenant: lors des recrutements pour des postes de PDG, les entreprises misent sur les candidats ayant de fortes compétences interpersonnelles plutôt que ceux ayant des compétences d'exécution. Les membres des conseils d'administration seraient donc particulièrement sensibles à la personnalité des gens qui postulent. "Les candidats aimables et ouverts aux autres semblent être privilégiés", expliquent les scientifiques. 

En revanche, les conseils d'administration ne semblent pas être vraiment sensibles au charme féminin. Les femmes ont 28% de chances en moins de se faire embaucher en tant que PDG, quel que soit le résultat obtenu dans les quatre catégories de compétences.

C.C.