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Huit Français sur dix sont prêts à changer de métier un jour

Les métiers du numérique sont jugés les plus porteurs pour une reconversion.

Les métiers du numérique sont jugés les plus porteurs pour une reconversion. - Joe Raedl-Getty images- AFP

Si les Français sont nombreux à être conscients qu'il leur faudra probablement se reconvertir un jour ou l'autre, ce changement de voie est jugé difficile par près de sept personnes interrogées sur dix, selon un sondage effectué pour Openclassrooms. Le principal frein: trouver un employeur qui fasse confiance à un professionnel fraîchement arrivé dans le secteur.

Exercer toute sa vie le même métier semblait une évidence pour les anciennes générations. Aujourd'hui, les actifs sont conscients qu'ils devront s'adapter et évoluer au cours de leur carrière. Ce qui n'est pas perçu comme une catastrophe: 85% des Français estiment qu'il est bon de changer de métier au moins une fois, selon un sondage effectué par Odoxa pour le site de formation Openclassrooms (1). Un avis partagé dans des proportions quasi-identiques par les cadres (86%) et les non-cadres (83%), par les jeunes (87%) comme les seniors (86%).

Un Français sur deux a déjà mené une reconversion

82% des sondés se voient personnellement changer de métier. La moitié a déjà sauté le pas, et un tiers attendent l'occasion pour se lancer. Seuls 17% des sondés sont totalement réfractaires au changement.

Mais si les Français sont ouverts à une réorientation de leur carrière, ils savent que cela n'est pas toujours aisé à mettre en œuvre. 67% trouvent que ce changement est difficile à mener, et les femmes sont plus inquiètes car elles sont 74% à le penser contre 60% des hommes.

Étonnement, l'âge ne semble pas être un frein: 63% pensent qu'on peut changer de métier que l'on soit junior ou senior.

Trouver un patron qui accepte un jeune reconverti

C'est la crainte de ne pas retrouver de poste qui est décrite comme la principale difficulté. 51% des personnes craignent de ne pas trouver un employeur qui accepte d'embaucher une personne qui vient tout juste de changer de métier. La difficulté à trouver une bonne formation est aussi vue comme une embûche à la réalisation de cette réorientation pour 38% des cas, tandis que 32% craignent de ne pas réunir les fonds pour financer la formation. Pour 37% c'est de trouver le temps nécessaire pour apprendre ce nouveau métier qui est jugé difficile.

Changer de métier, mais pour faire quoi? Les métiers du numérique apparaissent, à juste titre, comme les plus porteurs par 57% des sondés. Suivis par l'artisanat (32%) et les postes de commerciaux (24%). 

(1) Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1001 Français interrogés par Internet les 17 et 18 mai 2017, parmi lesquels 631 actifs.

Coralie Cathelinais