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Une étude pointe la discrimination à l'embauche "très importante" pour les maghrébins

La discrimination à l'embauche à l'encontre des personnes d'origine supposée maghrébine reste "très importante" en France

La discrimination à l'embauche à l'encontre des personnes d'origine supposée maghrébine reste "très importante" en France - rawpixel - AFP

En moyenne, à qualité comparable, les candidatures dont l'identité suggère une origine maghrébine ont 31,5% de chances de moins d'être contactées par les recruteurs que celles portant un prénom et un nom d'origine française, selon cette étude menée sous l'égide du service statistique du ministère du Travail (Dares).

La discrimination à l'embauche à l'encontre des personnes d'origine supposée maghrébine reste "très importante" en France, selon une note de l'Institut des politiques publiques (IPP) publiée mercredi, reposant sur un testing récent de grande ampleur.

En moyenne, à qualité comparable, les candidatures dont l'identité suggère une origine maghrébine ont 31,5% de chances de moins d'être contactées par les recruteurs que celles portant un prénom et un nom d'origine française, selon cette étude menée sous l'égide du service statistique du ministère du Travail (Dares).

L'enquête repose sur l'envoi de CV fictifs en réponse à plusieurs milliers d'offres d'emploi dans une dizaine de métiers distincts (de commis de cuisine à ingénieur production en passant par contrôleur de gestion). Le succès des candidatures est mesuré à partir des taux de rappel, c'est-à-dire la proportion de candidatures pour lesquelles les employeurs manifestent un intérêt.

Les hommes comme les femmes

Il en ressort que pour recevoir le même nombre de réponses positives, une personne d'origine supposée maghrébine "doit envoyer en moyenne 1,5 fois plus de candidatures qu'une personne ayant le même profil mais dont le prénom et le nom sont à consonance française", selon cette enquête menée entre décembre 2019 et avril 2021 (avec une interruption pendant le premier confinement).

Les discriminations sont "plus faibles, sans s'effacer, parmi les salariés les plus qualifiés", relève également la note. Ainsi, la discrimination est environ deux fois plus forte dans les métiers peu qualifiés en comparaison de celle observée dans les métiers qualifiés.

En outre, la discrimination selon l'origine supposée "concerne aussi bien les candidatures masculines que les candidatures féminines".

L'enquête, qui confirme d'autres études précédentes sur les discriminations en raison de l'origine, avait déjà fait l'objet de précédentes publications. Sur les candidatures "d'origine supposée hexagonale", le testing avait montré l'absence d'écarts de traitement, en moyenne, entre les femmes et les hommes.

T.L avec AFP