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Securitas France accusée de dépassements répétés de la durée légale du travail pour ses employés

Les infractions constatées portent sur des dépassements de la durée quotidienne maximale de travail de 12 heures, de la durée hebdomadaire maximale de travail de 48 heures, du repos quotidien de 11 heures minimum.

Les infractions constatées portent sur des dépassements de la durée quotidienne maximale de travail de 12 heures, de la durée hebdomadaire maximale de travail de 48 heures, du repos quotidien de 11 heures minimum. - Sébastien Nogier-AFP

Deux syndicats, FMPS-Unsa et SNEPS-CFTC, ont relevé plus de 1000 infractions concernant des dépassements de la durée légale du travail pour 275 employés de Securitas France Ile-de-France, sur la période 2016-2017.

Deux syndicats ont engagé une action en justice contre Securitas France. Elle visae l'établissement qui couvre la région Ile-de-France, pour des "dérives" de l'entreprise de sécurité en matière de dépassement de la durée légale de travail concernant les vigiles qu'elle emploie.

FMPS-Unsa et SNEPS-CFTC ont relevé "1.035 infractions au Code du travail concernant près de 275 salariés de Securitas France en région Ile-de-France pour la période 2016-2017. Ces infractions "portent sur des dépassements de la durée quotidienne maximale de travail de 12 heures, de la durée hebdomadaire maximale de travail de 48 heures, du repos quotidien de 11 heures minimum", précisent les organisations syndicales.

Des semaines de 60 à 70 heures pour nombre d'employés

Les deux syndicats ont déposé plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de police de Paris contre Securitas France en tant que personne morale. La plainte vise aussi l'ancien chef d'établissement de Paris. L'audience est prévue mi-avril 2018. Interrogée, la direction de Securitas France n'a pas souhaité réagi.

"L'entreprise est coutumière du fait", "pour des questions de rentabilité", a accusé Eric Biro du syndicat FMPS-Unsa, en évoquant un "système organisé" où les salariés "font des semaines à 60 heures, 70 heures", avec "tout ce que ça implique comme danger potentiel" pour la santé des salariés. En Ile-de-France, "sur un an, il y a eu une bonne soixantaine d'accidents du travail", a-t-il souligné, en déplorant l'absence de dialogue avec la direction.

Les deux syndicats "explorent" aussi "la piste" d'une "coresponsabilité" des entreprises donneuses d'ordres qui ont recours aux services de Securitas France, a ajouté le représentant syndical.

F.B avec AFP