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Pour Martinez (CGT), "Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que Sarkozy"

Philippe Martinez, le leader de la CGT, fustige les méthodes employées par le gouvernement.

Philippe Martinez, le leader de la CGT, fustige les méthodes employées par le gouvernement. - Thomas Samson - AFP

"Le secrétaire général de l'organisation syndicale s'en est une nouvelle fois pris au gouvernement, qui envoie "les forces de l'ordre pour casser les grèves". "

Philippe Martinez ne décolère pas. Le secrétaire général de la CGT a fustigé l'emploi des forces de l'ordre par le gouvernement, afin de lever les blocages des dépôts de carburant.

"Hollande et Valls utilisent les mêmes méthodes que M. Sarkozy en 2010. Face à la lutte des salariés, ils envoient les forces de l'ordre pour casser les grèves", a-t-il dénoncé auprès de l'AFP.

Philippe Martinez se trouvait aux côtés de 250 militants et salariés manifestant devant l'usine de papeterie Arjowiggins, à Wizernes. "Le gouvernement fait fausse route en jouant la carte des forces de l'ordre et des réquisitions", a-t-il prévenu. Il a ajouté qu'"en 2010, du temps de Sarkozy, le gouvernement français avait été condamné, car il est interdit de faire ces réquisitions et de déloger de tels mouvements".

"Il y aura une réaction à la hauteur de ce que le gouvernement fait"

"La position du gouvernement, et du Premier ministre en particulier, est scandaleuse", a jugé le responsable syndical. "Ils essayent de spéculer autour des problèmes liés aux manifestations en rendant responsable de la situation ceux qui se battent contre ce projet de loi". "Il y aura une réaction à la hauteur de ce que le gouvernement fait", a-t-il menacé.

"Il y a des blocages de dépôt de carburant, trois raffineries sont en grève, des discussions et des assemblées générales sont engagées pour amplifier le mouvement".

Philippe Martinez s'exprimait avant la publication d'un courrier du secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies, qui a promis aux routiers que le projet de loi travail ne modifierait pas leur régime "dérogatoire" sur les heures supplémentaires, dont la majoration ne pourra passer en dessous des 25%.

Dans le Nord, quatre dépôts de carburant étaient à nouveau bloqués ou fermés samedi matin. Dans l'Ouest, si la majorité des dépôts ont été libérés, les syndicats de plusieurs raffineries ont voté la poursuite du blocage, et d'autres sont entrés dans le mouvement.

Y.D. avec AFP