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Pôle emploi: le médiateur a reçu davantage de plaintes en 2020

Agence Pôle emploi à Marseille, le 14 décembre 2020

Agence Pôle emploi à Marseille, le 14 décembre 2020 - NICOLAS TUCAT © 2019 AFP

En 2020, le médiateur de Pôle emploi a reçu 34.685 plaintes, soit 12% de plus qu'en 2019.

Le nombre de plaintes adressées au médiateur de Pôle emploi a augmenté en 2020 par rapport à 2019, en raison notamment de la crise sanitaire, selon le rapport annuel de l'instance de recours publié ce mardi. Le nombre de demandes de médiation reçues en 2020 s'élève à 34.685, en hausse de près de 12% par rapport à 2019 (30.986 plaintes), pour une année qui a compté 6,2 millions d'inscriptions à Pôle emploi, indique le rapport.

"On pourra naturellement rapprocher cela de la crise sanitaire et y lire les inquiétudes liées à l'emploi et à la bonne compréhension des mesures annoncées, puis reportées, concernant l'assurance-chômage" qui doit faire l'objet d'une réforme à compter du 1er juillet, écrit le médiateur.

Les plaintes concernant l'indemnisation (droits, calcul et paiement) sont traditionnellement le premier motif. Elles ont augmenté en 2020, concernant 57% des saisines, une hausse liée "à la crise sanitaire, à l'inquiétude de la fin de droits et à la bonne compréhension des mesures exceptionnelles mises en oeuvre par le gouvernement". Les autres saisines concernent les trop-perçus (16%), la formation (8%) et divers autres sujets comme les inscriptions ou les radiations.

1% des plaintes proviennent des employeurs

Les plaintes émanent essentiellement des demandeurs d'emploi, seuls 1% provenant des entreprises. Dans l'avant-propos de son rapport, le médiateur national Jean-Louis Walter, en poste depuis 2010, souligne que le Covid-19 a "impacté la cohésion sociale", suscitant "inquiétude, angoisse et parfois même de grandes colères".

"Pendant ce temps, des réformes (toujours anxiogènes) sont annoncées, mal expliquées elles peuvent apparaitre comme des sanctions supplémentaires à celles et ceux qui sont déjà en grande difficulté", ajoute-t-il. Notant aussi qu'exercer le métier de médiateur est "un exercice délicat" avec une phase d'écoute qui "s'allonge", il formule dans son rapport une série de préconisations, par exemple au sujet des démissions pour améliorer l'information des demandeurs d'emploi sur des règles parfois complexes.

P.L. avec AFP