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Pierre Gattaz: "le code de gouvernance des entreprises est sain pour l'économie "

Pierre Gattaz est revenu sur les engagements de l'Afepd et du Medef.

Pierre Gattaz est revenu sur les engagements de l'Afepd et du Medef. - -

Le futur président du Medef, était l'invité de BFM Business, ce lundi 17 juin. Il est notamment revenu sur le code de gouvernance des organisations patronales qui prévoit de nouvelles règles pour la rémunération des dirigeants.

Il a désormais une route tout tracée vers la présidence du Medef. Pierre Gattaz, patron de Radiall, en ralliant deux de ses concurrents, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi, s'est assuré la victoire. Il devra toutefois attendre le vote officiel, le 3 juillet prochain avant de prendre officiellement ses fonctions.

Mais le sujet était autre, ce lundi 17 juin, dans l'émission Good Morning Business. Pierre Gattaz est revenu sur la réforme du code de gouvernance des entreprises, présentée vendredi au gouvernement par Laurence Parisot, présidente sortante du Medef, et Pierre Pringuet, président de l'Afep (l'Association française des entreprises privées).

Ce texte prévoit de nouvelles règles concernant la rémunération des dirigeants mandataires sociaux avec un vote consultatif de l'assemblée générale des actionnaires, le fameux "say on pay". Il instaure également la création d'un haut Comité de gouvernement d'entreprise, chargé de veiller à l'application des règles de ce code.

Pour Pierre Gattaz, "le fait que l'Afep et le Medef se soient mis ensemble pour créer l'acte II de ce code de déontologie est très bien et remarquable".

Il a souligné un point, selon lui, essentiel de ce code: "on encadre les procédures de stock options ou de retraites chapeau, ce qui permet d'éviter les excès. C'est bien pour cela que le code est intéressant, car il permettra de traquer les abus". Le code "est sain pour l'économie française", a-t-il ajouté.

"C'est un des codes les plus stricts de l'OCDE", a-t-il encore affirmé. Il reconnaît que les pouvoirs publics ont quelque peu mis la pression pour aboutir à ce code, tout en affirmant qu'il "ne faut pas éxagérer" ce point.

La filière aéronautique "exemplaire".

Des propos qui vont dans le sens de ceux de Pierre Pringuet , le président de l'Afep et de Laurence Parisot, dans une interview donnée par les deux dirigeants aux Echos, de ce lundi.

Le premier y explique ainsi que "jamais le gouvernement n'aurait imaginé que nous allions aussi loin". La seconde est revenue sur le say on pay pour éxpliquer l'efficacité du vote consultatif de l'assemblée générale. "Même si le vote, sans être négatif exprime une défiance, cela aura déjà beaucoup d'effet", juge-t-elle.

Par ailleurs, alors que s'ouvre le salon aéronautique du Bourget, ce lundi 17 juin, Pierre Gattaz a tenu à mettre en valeur la filière aéronautique. "On commence à prendre conscience de l'excellence et de l'innovation des PME et des ETI, Airbus le fait. Sur ce point "la filière aéronautique est assez exemplaire, j'aimerais qu'on ait un dizaine de filières comme celle-ci."

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Julien Marion