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Pierre Gattaz: "il y a trop de fonctionnaires en France"

Pierre Gattaz était l'invité de Jean-Jacques Bourdin le mercredi 10 juilllet sur BFMTV.

Pierre Gattaz était l'invité de Jean-Jacques Bourdin le mercredi 10 juilllet sur BFMTV. - -

Le nouveau président du Medef était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM TV ce mercredi 10 juillet. Il y a évoqué le dérapage de l'Etat, de ses dépenses et de la fonction publique.

"Le problème de la France, c'est l'Etat". La phrase est de Christophe de Margerie, le PDG de Total. Mais Pierre Gattaz aurait pu la prononcer, reconnaît-t-il mercredi 10 juillet face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM TV.

"Depuis vingt ans, nous avons laissé dériver l'Etat et ses dépenses", s'indigne le successeur de Laurence Parisot à la tête du Medef. Aujourd'hui "57% de dépenses de l'Etat sont publiques", bien plus que nos partenaires européens", ajoute-t-il. Il y a, par exemple, "trop de fonctionnaires en France", estime le patron des patrons.

Sur la réforme des retraites, dont le premier cycle de consultation a commencé la semaine dernière, Pierre Gattaz a de nouveau considéré que le problème était "mathématique" : la durée de vie augmente, il y a désormais deux actifs pour un retraité, contre quatre actifs pour un retraité en 1940. Si l'on continue sans réformer, le système sera en déficit de 200 milliards en 2020, assure-t-il.

Jouer à la fois sur l'âge légal et la durée de cotisation

"Il faut mener la réforme une fois pour toute, et qu'on en parle plus", dit-il. Il répète son refus catégorique de toutes hausses de cotisations, qu'elles soient salariales ou patronales. Mais pourquoi pas une désindexation des pensions de retraites, dès lors qu'elle se fait "de façon très limitée pour ne pas attaquer le pouvoir d'achat des retraités".

Autre piste qui intéresse Pierre Gattaz, la retraite par capitalisation qui serait "un bon complément". Enfin, selon lui, il n'y a pas le choix, "durée de cotisation et âge légal, il faut jouer sur les deux tableaux".

Le nouveau représentant du patronat promet néanmoins qu'il cherchera "toujours le consensus pour sortir par le haut", et qu'il est ouvert au dialogue.

Nina Godart