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Philippe Martinez: "Nous appelons l'unité syndicale de tous nos voeux"

Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV, le secrétaire général de la CGT, tout en déplorant que les salariés ne sont pas forcément enclins à se mobiliser, a réitéré son appel à l'unité syndicale pour les mobilisations sociales futures.

Cette quatrième journée de mobilisation sociale contres les ordonnances réformant le code du travail n'a pas été un flop, selon Philippe Martinez.

"La mobilisation a été plus forte plus que la dernière journée de mobilisation dans la rue" s'est empressé de préciser le secrétaire général de la CGT invité de Ruth Elkrief sur l'antenne de BFMTV.

Un comptage indépendant effectué par une société tierce

La manifestation a réuni à Paris, 8250 personnes, selon un comptage indépendant effectué pour la première fois pour le compte de plusieurs médias dont BFMTV par la société Occurence. Un chiffre très proche des estimations (8000) faites par le ministère de l'intérieur sur la mobilisation dans la capitale.

"Si vous voulez me faire dire que les salariés ne sont pas forcément enclins à se mobiliser et que nous avons du pain sur la planche, alors oui, je vous le confirme" a-t-il répondu à la journaliste qui l'interrogeait sur la relative faiblesse de la mobilisation des manifestants présents dans la rue. 

"Nous sommes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon sur la division syndicale"

"Les salariés commencent à découvrir les conséquences des ordonnances réformant la code du travail à leur détriment. Dans la métallurgie, un projet d'accord s'inspirant de ces textes prévoit une majoration des heures supplémentaires de 10% contre 25% actuellement" a expliqué Philippe Martinez. "Nous restons vigilants et en colère" a-t-il cru bon d'ajouter.

Interrogé sur la position publique de Jean-Luc Mélenchon qui a déploré la division syndicale en défilant à Marseille ce jeudi 16 novembre, le secrétaire général de la CGT a commenté: "Il dit la même chose que nous sur le manque d'unité syndicale. Nous appelons de tous nos voeux l'unité syndicale. À chaque fois que nous sommes divisés, c'est Mr Gattaz (le président du MEDEF, NDLR) qui rigole" a-t-il conclu.

F.Bergé