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Négociations salariales: les routiers de nouveau appelés à la grève

Les routiers réclament la reprise des négociations avec le patronat.

Les routiers réclament la reprise des négociations avec le patronat. - Derrick Ceyrac - AFP

Les syndicats du transport routier vont lancer une grève illimitée dans la nuit de dimanche à lundi. Ils réclament la reprise des négociations salariales avec le patronat.

Même s’ils se défendent de vouloir "bloquer" le pays, les syndicats du transport routier lancent à partir de ce dimanche dans la nuit une grève à durée indéterminée. L’objectif? Pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales.

Les zones d'activités et les centres de distribution pourraient ainsi être visés par l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) en Bretagne et en Ile-de-France notamment, à moins que le patronat n'accepte d'ici-là de reprendre le dialogue rompu le 9 février.

"Maintenant, la balle est dans le camp des patrons, s'ils veulent vraiment négocier", assure Thierry Cordier de la CFDT Transports (majoritaire), désireux de reprendre les discussions le plus rapidement possible. Dans la semaine, l'organisation patronale des PME (OTRE) s'est de son côté dite "ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables", une main tendue à laquelle ne se sont pas jointes les autres fédérations patronales FNTR, TLF et Unostra.

"On a fait le job"

Les syndicats avaient auparavant revu leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros).

"On a fait le job en faisant de nouvelles propositions, un peu à la baisse, pour essayer de trouver un cheminement de déblocage", affirme Thierry Douine (CFTC). "Maintenant on attend, les heures passent", ajoute-t-il, déterminé à se lancer dans le mouvement même si celui-ci ne conduira pas à "une France bloquée".

Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum.

Y.D. avec AFP