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Emploi

En boulangerie-pâtisserie, 21.000 postes sont à pourvoir

Le secteur de la boulangerie-pâtisserie attire chaque année 24.000 apprentis. Mais de nombreux postes sont encore à pourvoir, environ 21.000 dans toute la France.

La boulangerie-pâtisserie manque de bras. Des métiers difficiles, où les salaires démarrent au Smic mais peuvent atteindre ceux des cadres, qui n'attirent pas suffisamment de candidats pour répondre aux besoins du secteur.

Pourtant, l'artisanat "embauche trois fois plus que dans l’industrie pour un même chiffre d’affaires", assure au Parisien Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française. "Nous avons 21.000 postes à pourvoir sur toute la France: 10.000 pâtissiers, 8000 boulangers et 3000 vendeurs...", ajoute-t-il.

"C’est surtout le travail le week-end qui gêne. Quand on a 17-18 ans, que tous les copains sortent et que nous, on se couche, ça peut décourager… On perd 25 % d’apprentis la première année. Il y a un passage difficile, mais dès qu’ils montent en compétences, ils savent qu’ils ont un métier entre les mains", affirme Dominique Anract.

Des besoins dans les centres-villes

Le secteur attire 24.000 apprentis par an, et de plus en plus de femmes qui représentent aujourd'hui 30% des boulangers, mais ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins. Chaque année, il y a plus de sociétés qui ouvrent, environ 1200, que d'entreprises qui disparaissent, environ 1000.

"Nous avons besoin de monde, notamment dans les centres-villes qui se revitalisent. Dans les villages, certaines boulangeries sont en train d’être reprises et c’est une bonne nouvelle", se félicite le président de la Confédération.

Malgré tout, la tendance est à l'ouverture de franchises comme celles de la chaîne Marie Blachère, entraînant ainsi la fermeture des petites boulangeries. "Ça c’est embêtant", note Dominique Anract.

Pour attirer de nouveaux candidats, le secteur pointe sur les perspectives d'avenir. Le président de la Confédération insiste: "un jeune de 16 ans a besoin de rêver. Dans une boulangerie, s’il se forme bien, je vous garantis qu’il peut avoir tout ce qu’il veut ! En plus, il peut s’installer en bord de mer, à la montagne, à la campagne… On a quand même une vie, en boulangerie, maintenant".

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech