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Chiffres du chômage: "aucun bug" selon El Khomri

La ministre du Travail s'est expliquée sur la hausse "inhabituellement forte" des défauts d'actualisation des chômeurs en janvier. Selon elle, aucun problème du côté de Pôle emploi n'est à déplorer.

Quelques minutes après la publication des chiffres du chômage du mois de janvier, en baisse de 0,8%, Myriam El Khomri s’est exprimée à propos d’un éventuel bug au sein de Pôle emploi. Le nombre de défauts d’actualisation a en effet connu une hausse "inhabituellement forte" le mois dernier.

Mais, à en croire la ministre du Travail, cette hausse est facilement explicable. "Les chiffres du jour sont tout à fait honnêtes et corrects (…) Il n’y a aucun bug retrouvé au niveau des chiffres de Pôle emploi", a-t-elle affirmé au micro de BFMTV. "Sur le défaut d’actualisation, je crois qu’il y a une augmentation car il y avait une diminution au mois de décembre. Nous sommes sur une hausse de 1,5% sur les 3 derniers mois".

De plus, a poursuivi la ministre, "les radiations ont été particulièrement faibles. Il n’y a aucune difficulté, c’est normal aussi qu’il y ait des défauts d’actualisation si les personnes ont retrouvé un emploi". 

Autrement dit, la chute observée au mois de janvier n'a rien d'inexplicable. Sauf qu'un premier document, envoyés aux journalistes avant la publication officielle des données, faisait pourtant référence à "une évolution mensuelle inexpliquée" des cessations d'inscription au mois de janvier. Ce terme a ensuite disparu dans la version finale du document comme le montre les captures d'écran ci-dessous.

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Interrogé, le ministère du Travail a reconnu "une maladresse" qu'il aurait "préféré" éviter. D'autant que certains sites, comme le Figaro, ont repris les termes de la première version du document.

Le ministère nous a expliqué que la Dares et Pôle Emploi ont envoyé une première version dite de travail, vers 16h30. Cette première version a ainsi été envoyée aux journalistes par le cabinet du ministère du Travail.

Mais par la suite, la Dares et Pôle Emploi ont "procédé à des vérifications plus profondes" ce qui a abouti à faire disparaître l'adjectif "inexpliqué" de la version finale du document qui a ensuite été renvoyée une nouvelle fois au cabinet du ministère, puis à des journalistes qui n'avaient pas reçu la première version.

Malgré ce petit impair, "ce qui nous intéresse c'est le fond: on est sûr de la statistique", explique-t-on du côté du ministère du Travail.

La rédaction