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Cadres : incertitude sur les augmentations de salaires en 2012

Les entreprises tardent à se décider sur leur politique salariale.

Les entreprises tardent à se décider sur leur politique salariale. - -

Selon une étude de l’Apec, les intentions en matière d’augmentations sont empreintes d’incertitude pour 2012. Plus du tiers des entreprises n’a pas encore décidé s'il allait accorder des hausses de salaires.

Les cadres sont peu optimistes sur l’évolution de leurs salaires en 2012. Selon une étude réalisée par l’Apec, seuls 37 % d’entre eux espèrent en obtenir une. Ils semblent bien avoir raison de ne pas trop miser sur des hausses de salaires, au vu des intentions déclarées par leur direction.

Sur les 1600 entreprises de plus de 20 salariés interrogées, plus du tiers déclare ne pas avoir encore décidé pour 2012. " Une proportion deux fois plus élevées qu’en 2011 et 2010 ", précise l’étude.

Les entreprises tardent à se décider sur leur politique salariale.
Les entreprises tardent à se décider sur leur politique salariale. © -

Tous les secteurs sont touchés indifféremment, qu’il s’agisse du commerce, de la construction, de l'informatique ou encore des services comptables. En revanche la taille de l’entreprise a une incidence : c’est au sein des PME que l’incertitude est la plus forte, puisque la part des indécis grimpe à 38 %.

Des augmentations moins généreuses que l'année passée

L’Apec met aussi en avant que 47 % des entreprises ont décidé d’accorder une gratification supplémentaire à leurs cadres. Le durcissement du contexte économique se fait sentir, puisque elles étaient 59 % l’année passée. C’est dans le secteur des activités informatiques que le recul est le plus frappant : 83 % ont distribués des augmentations l’année passée, elles ne seront que 54 % à le faire cette année.

De plus, l’enveloppe des augmentations sera moins remplie pour 27 % des sociétés. Ce tour de vis sera surtout d’actualité au sein des entreprises employant moins de 50 salariés : un tiers d’entre elles prévoient une enveloppe plus restreinte, contre seulement 20 % un an auparavant. Le secteur de la construction sera le plus touché.

Coralie Cathelinais