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Valls met en garde sur le"choc" que provoquerait un Brexit

Manuel Valls espère toujours un accord.

Manuel Valls espère toujours un accord. - Christina Sabrowsky - AFP

Le Premier ministre estime qu'un accord est possible. Il rappelle que c'est dans l'intérêt de la France, du Royaume-Uni et de l'Europe.

Manuel Valls a jugé que la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne constituerait "un choc" pour l'Europe. "Un accord est-il possible" en vue du maintien de la Grande-Bretagne lors du Conseil européen de jeudi et vendredi? "Nous le croyons et nous l'espérons. Parce que le départ de la Grande-Bretagne signifierait un choc dont on a du mal à imaginer les conséquences pour l'Europe (...) Un choc pour l'Europe, mais surtout un choc sur le regard que le monde porterait sur l'Europe qui connaîtrait ainsi une crise", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale.

"Nous espérons que l'accord ait lieu parce que (...) l'intérêt de l'Europe, l'intérêt de la France, l'intérêt du Royaume-Uni, c'est que celui-ci reste dans l'Union. Je le crois parce que le paquet proposé par le président (du Conseil européen Donald) Tusk en lien avec la Commission européenne contient des éléments qui permettent d'avancer et de trouver des solutions -même si nous ne sommes pas encore au bout de la discussion- satisfaisantes pour tout le monde", a dit Manuel Valls lors de la séance des questions au gouvernement, en réponse au député Les Républicains Pierre Lequiller.

Des réformes "justifiées"

Mais, a souligné le Premier ministre, "la France, et donc le président de la République, sera particulièrement vigilante sur les deux sujets les plus difficiles de cette négociation", à savoir "les relations entre les pays de la zone euro et les autres" et "la question de la libre-circulation, principe fondamental qui ne peut pas être remis en cause".

"L'Europe doit demeurer un espace de solidarité entre les États et on ne peut pas choisir à la carte en fonction de ce qui nous arrange. L'Europe est un tout que l'on peut adapter, mais que l'on ne peut pas aménager uniquement en fonction de ses intérêts propres, sinon une ligne est franchie", a insisté le chef du gouvernement.

D. L. avec AFP