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Valls appelle à davantage de politique monétaire européenne

Manuel Valls a appelé à aller vers davantage d'harmonisation économique en Europe.

Manuel Valls a appelé à aller vers davantage d'harmonisation économique en Europe. - JEFF PACHOUD / AFP

Le Premier ministre Français a appelé à la mise en place d'une "politique de change européenne", d'un salaire minimum européen, et à lutter davantage contre le dumping fiscal au sein de l'Union.

Politique monétaire européenne commune, harmonisation fiscale, alignement des salaires… Ces mots, le Premier ministre français ne les a pas prononcés. Pourtant, ils résument ses prises de positions, à l'occasion d'une communication sur "le projet européen de la France" en Conseil des ministres ce mercredi. 

Manuel Valls y a plaidé pour la mise en place d'une "politique de change européenne dans le respect de l'indépendance de la BCE", lors d'une "La zone euro ne peut pas être la variable d'ajustement des politiques de change des autres grandes zones monétaires", a affirmé le Premier ministre, également favorable à un "véritable pilotage de nos politiques économiques au niveau de la zone euro".

Pour le chef du gouvernement, "l'analyse économique de la zone euro" doit être envisagée "dans son ensemble, alors qu'on se concentre aujourd'hui sur la situation individuelle de chaque pays". "Les politiques de compétitivité doivent elles aussi être coordonnées pour éviter une course au moins-disant -cotisations les moins élevées, salaires les plus bas- qui serait perdante pour tout le monde", souligne-t-il.

La voix de la France a été entendue

Manuel Valls a plus généralement appelé à "lutter contre toute forme de dumping social et fiscal". Il a rappelé le souhait de la France de "travailler à la création d'un salaire minimum dans l'UE, ou a minima au sein de la zone euro", et dit la nécessité de "lutter contre toutes les formes d'optimisation fiscale abusive". "Nous devons veiller au respect d'un principe simple: les entreprises doivent être taxées en Europe là où elles réalisent leurs profits", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre s'est au demeurant félicité du "chemin parcouru" par l'UE depuis un an. "J'avais alors mis en cause la politique européenne, qui se résumait pour moi à un euro trop haut et à une politique de discipline budgétaire menée à marche forcée, sans considération pour la situation économique de la zone euro. Sur tous ces sujets, la voix de la France a été entendue et la situation a bien changé", a-t-il estimé.

N.G. avec AFP