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Taxe Gafa: l'Europe espère que la "pause" de Washington ne sera pas "définitive"

Paolo Gentiloni, le Premier ministre italien.

Paolo Gentiloni, le Premier ministre italien. - AFP

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni, a déclaré jeudi espérer que les négociations sur la taxe des géants du numérique vont reprendre après que Washington ait annoncé unilatéralement une "pause".

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni, a déclaré jeudi espérer que la pause annoncée par Washington dans les négociations internationales sur la taxation des GAFA ne serait "pas un arrêt définitif".

"Je regrette profondément la décision américaine de mettre un frein aux discussions internationales sur la taxation des entreprises du numérique. J'espère qu'il s'agira d'un revers temporaire plutôt que d'un arrêt définitif", a-t-il affirmé dans une déclaration transmise à la presse.

L'approche de l'OCDE est la bonne

"La Commission européenne veut une solution globale et nous pensons que l'approche de l'OCDE est la bonne. Mais si cela s'avère impossible cette année, nous avons clairement indiqué que nous présenterons une nouvelle proposition au niveau de l'UE", a-t-il ajouté.

"En attendant, la Commission fait bloc avec tous les États membres qui ont avancé dans la mise en place de leurs propres taxes sur les services numériques. Et si nécessaire, nous réagirons de façon unie", a continué l'ancien Président du Conseil italien.

Un peu plus tôt dans la matinée, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait dénoncé une "provocation" de la part des Etats-Unis, qui ont annoncé par lettre leur volonté de "ne pas poursuivre" les négociations à l'OCDE sur la taxation des géants du numérique.

La France avait pris la décision en janvier de reporter à la fin de l'année le prélèvement de cette taxe pour l'année 2020 pour donner du temps aux négociations à l'OCDE d'aboutir.

Fin janvier, 137 pays s'étaient en effet entendus pour aboutir d'ici la fin 2020 à un accord sur la taxation des multinationales, sous l'égide de l'OCDE.

N.G. avec AFP