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L'Italie révise son déficit à 2%, c'est encore insuffisant pour Bruxelles

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à gauche) et le Premier ministre italien Giuseppe Conte (à droite).

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à gauche) et le Premier ministre italien Giuseppe Conte (à droite). - Aris Oikonomou - AFP

La décision de Rome de prévoir un déficit moins important pour 2019 est un "pas" dans la bonne direction mais "nous n'y sommes pas encore", selon Pierre Moscovici.

Le commissaire européen Pierre Moscovici a demandé jeudi à l'Italie des efforts supplémentaires pour son budget 2019, estimant insuffisante la réduction du déficit à 2,04% annoncée la veille par le chef de la coalition populiste au pouvoir à Rome, Giuseppe Conte.

"C'est un pas dans la bonne direction, mais je veux toutefois dire ici que nous n'y sommes pas encore, qu'il reste encore des pas à faire, peut-être de part et d'autre", a affirmé le commissaire aux Affaires économiques lors d'une audition au Sénat.

Bras de fer

Le gouvernement italien a proposé la veille à Bruxelles de ramener son déficit public à 2,04% du PIB en 2019, au lieu de 2,4%, dans l'espoir de mettre fin au bras de fer sur son budget avec l'UE et d'échapper à une procédure d'infraction.

Bruxelles avait rejeté le 23 octobre le projet de budget italien, le jugeant hors des clous européens et de surcroît basé sur des projections trop optimistes, allant jusqu'à envisager une procédure dite "de déficit excessif", qui peut aboutir à des sanctions.

Longtemps inflexible, la coalition italienne formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) s'était finalement montrée ouverte aux discussions avec Bruxelles après une première rencontre le 24 novembre entre Giuseppe Conte et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

J.-C.C. avec AFP