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Covid-19: le vaccin d'AstraZeneca livré en France "la semaine prochaine au plus tard"

Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes

Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes - MARTIN BUREAU

Le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes a défendu le "cadre européen" pour les commandes de vaccin, avant d'assurer que le succès des Britanniques depuis le début de la campagne n'avait "rien à voir avec le Brexit".

L’Europe bientôt dotée d’un troisième vaccin anti Covid-19. Après le feu vert de l’Agence européenne des médicaments vendredi, les doses du laboratoire suédo-britannique, AstraZeneca, doivent arriver sur le continent, et notamment en France, "dès la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine au plus tard", a indiqué ce lundi sur France inter le secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes, Clément Beaune, promettant une accélération des livraisons.

Après une polémique avec le groupe pharmaceutique qui avait reconnu ne pas être en mesure de livrer à l’UE le nombre de doses prévues au premier trimestre, Bruxelles a haussé le ton ces derniers jours. Dimanche, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a finalement annoncé qu’AstraZeneca livrerait au 27 neuf millions de doses supplémentaires d’ici fin mars, soit 40 millions au total. Ce qui reste tout de même inférieur à ce qui était inscrit dans le contrat.

Malgré les critiques, Clément Beaune a défendu la commande de vaccins à l’échelle européenne. "Qu’est-ce qui se serait passé si on n’avait pas ce cadre commun européen? Aujourd’hui, chaque gouvernement, l’Allemagne, la France, l’Italie, serait en train d’appeler les laboratoires pour essayer d’avoir des livraisons sur le dos du voisin, ce qui ne donnerait pas une très belle image", a-t-il argué.

Le succès des Britanniques "n'a rien à avoir avec le Brexit"

Par ailleurs, le succès du Royaume-Uni dans la campagne de vaccination contre le Covid-19 "n’a rien à voir avec le Brexit", a-t-il assuré. Et de préciser: "Les Britanniques sont dans une situation sanitaire extrêmement difficile. Ils prennent dans cette campagne de vaccination, et je peux le comprendre, beaucoup de risques. Ils ont espacé massivement -chez nous, les scientifiques disent qu’il ne faut pas le faire- les délais entre les deux injections, jusqu’à 42 jours".

Le secrétaire d’Etat a également rappelé que le Royaume-Uni se reposait "essentiellement sur un seul vaccin, AstraZeneca, dont on a des doutes sur son efficacité sur les personnes de plus de 65 ans". Or, "je ne pense pas que nos concitoyens accepteraient qu’on prenne tous ces risques dans la campagne de vaccination", a-t-il dit.

Enfin, Clément Beaune a jugé "totalement absurde" la critique selon laquelle l’Union européenne n’aurait pas appliqué le "quoi qu’il en coûte" pour assurer son approvisionnement en vaccin. "On n’a pas mégoté sur le prix, on a négocié. C’est normal quand on achète à peu près dix fois plus de vaccins que les Britanniques qu’on ait un prix inférieur", a-t-il déclaré, rappelant sans citer AstraZeneca que, quel que soit le prix, "quand vous avez un contrat, les livraisons doivent être honorées".

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco