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Brexit: un accord est "à portée de main" assure le secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères 

La probabilité d'un accord se réduit sur le Brexit

La probabilité d'un accord se réduit sur le Brexit - Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

Selon Jean-Baptiste Lemoyne, un accord sur le Brexit est en passe d'être trouvé entre l'Europe et le Royaume-Uni. Mais le Parlement britannique pourrait une nouvelle fois le bloquer.

Un accord sur le Brexit est "à portée de main mais il n'est pas garanti", a déclaré le secrétaire d'Etat français à l'Europe et aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, jeudi, à quelques heures de la tenue d'un Conseil européen décisif.

"Un accord semble à portée de main mais il n'est pas garanti", a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne sur la chaîne de télévision française Public Sénat. "On espère un accord et s'il peut advenir dans les prochaines heures, c'est parfait", a-t-il ajouté.

"Mais encore faut-il qu'il y ait un Parlement qui suive" Boris Johnson, a nuancé le secrétaire d'Etat, soulignant que le Premier ministre britannique devait "négocier avec le parti unioniste (nord-irlandais) DUP", ce qui n'est "pas facile".

Nouveau choc avec le Parlement?

Jean-Baptiste Lemoyne s'exprimait avant l'annonce du rejet, par le DUP, qui fait partie de la coalition parlementaire du gouvernement conservateur britannique, des nouvelles propositions de compromis sur le Brexit de Boris Johnson.

"Nous ne pouvons soutenir ce qui est proposé sur les questions des douanes et du consentement (de l'exécutif nord-irlandais au projet de Brexit)", écrit le DUP en référence à deux points considérés problématiques par l'Union européenne. Il y a "un manque de clarté sur la TVA" ajoute le DUP qui affirme qu'il "continuera à travailler avec le gouvernement pour parvenir à un accord raisonnable".

"On a pu voir dans le passé que la position d'un gouvernement n'était pas forcément celle d'un Parlement", a ajouté le secrétaire d'Etat français, disant "ne pas exclure" qu'un nouveau Conseil européen, après celui de ce jeudi, soit nécessaire avant le 31 octobre, date de sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne. "Hélas, tout est possible", a-t-il dit.

F.B. avec AFP