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Union européenne: la nouvelle concession de Merkel à Cameron

Londres et Berlin partagent une idéologie libérale relativement similaire.

Londres et Berlin partagent une idéologie libérale relativement similaire. - John Mac Dougall - AFP

La chancelière allemande a déclaré dans une interview à une chaîne britannique qu'elle était prête à réfléchir à une modification des traités européens si cela était nécessaire au maintien du Royaume-Uni dans l'Union.

Angela Merkel est décidément d'humeur conciliante ces derniers jours, avec la Grèce comme avec le Royaume-Uni. Pour éviter que la Grande-Bretagne ne quitte l'Union européenne, la chancelière s'est à nouveau déclarée prête à réfléchir à une modification des traités européens, dans une interview accordée à la BBC et diffusée ce jeudi.

Interrogée par la chaîne britannique sur une éventuelle modification des traités communautaires si cela était nécessaire au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, elle a répondu: "Si c'est vraiment nécessaire, alors nous devrons y réfléchir".

Largement victorieux il y a un mois des élections générales, le Premier ministre britannique David Cameron s'est engagé à renégocier le fonctionnement de l'Union européenne avant d'organiser fin 2017 au plus tard un référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'UE.

L'Allemagne craint de se retrouver isolée

Le chef du gouvernement conservateur, qui a entamé la semaine dernière une tournée des capitales européennes, a été notamment reçu par Angela Merkel, qui lui a promis de travailler avec lui à une réforme de l'UE. "Je m'engagerai dans ces discussions de manière constructive. Je veux trouver une solution", avait alors déclaré la chancelière allemande à l'issue de leur entrevue, vendredi dernier à Berlin.

Londres et Berlin ont une approche économique relativement similaire. Les deux pays poussent à davantage de réformes libérales. L'un et l'autre défendent une amélioration de la compétitivité supprimer les obstacles au commerce international.

L'Allemagne craint aussi de se retrouver isolée comme seul grand pays du Nord au sein d'une Union européenne dominée par les pays du sud. Cependant, Berlin refuse toute atteinte au principe de la liberté de circulation des personnes dans l'espace européen et souhaite une intégration renforcée de la zone euro pour consolider la monnaie unique européenne.

N.G. avec agences