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Un accord franco-allemand en gestation pour investir en Europe

Emmanuel Macron et Michel Sapin ont rencontré leurs homologues allemands à Berlin.

Emmanuel Macron et Michel Sapin ont rencontré leurs homologues allemands à Berlin. - Alain Jocard - AFP

Les ministres des Finances et de l'Economie franco-allemand se rencontraient ce lundi 20 octobre à Berlin. Ils ont annoncé être sur la voie d'un accord pour relancer l'investissement en Europe.

La réunion franco-allemande ce lundi 20 octobre à Berlin a porté ses fruits. Michel Sapin, le ministre des Finances, et Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, y ont retrouvé leurs homologues allemands pour discuter de programmes de croissance en Europe. Réunion à l'issue de laquelle ces ministres ont annoncé être sur la voie d'un accord pour stimuler les investissements au niveau européen.

Aucun projet précis n'a été dévoilé, ni aucun montant, par les officiels franco-allemands. Ils se sont bornés à renvoyer au 1er décembre, date du prochain conseil réunissant les deux partenaires, pour plus de précisions.

Un document commun dévoilé le 1er décembre

Un document commun sera présenté à cette date, a ainsi déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, lors d'une conférence de presse avec Michel Sapin, Emmanuel Macron et le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel.

Ce dernier a donné un chiffre: l'Allemagne devrait élever son ratio d'investissement à 20% du PIB, contre 17% actuellement, selon Sigmar Gabriel.

Pour le reste, "il y a un certain nombre de points qu'il convient de régler, un certain nombre de défis, de difficultés, mais également d'opportunités pour toute l'Europe", a souligné Wolfgang Schaüble.

Pas de "pacte" franco allemand sur le budget français

Michel Sapin a indiqué que Paris et Berlin proposeraient des pistes communes sur l'investissement à leurs partenaires européens, dans un esprit de coopération. Le ministre français a en revanche démenti tout "pacte" franco-allemand pour que la France puisse échapper à d'éventuelles sanctions européennes en raison de son dérapage budgétaire.

"Nous souhaitons que cet investissement soit plus puissant au niveau européen", a-t-il dit. "Nous devons agir ensemble non pas pour que l'un dise à l'autre ce qu'il a à faire (...) mais pour que chacun puisse décrire les préoccupations de chaque pays et les modalités de mise en oeuvre du soutien à l'investissement", a-t-il expliqué.

N.G. avec agences