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Stéphane Richard maintenu à la tête d'Orange

L'Etat aurait décidé de voter pour le maintien de Stéphane Richard à son poste.

L'Etat aurait décidé de voter pour le maintien de Stéphane Richard à son poste. - -

Le dirigeant, mis en examen dans l'affaire Tapie, sera maintenu à son poste à l'issue du conseil d'administration d'Orange, lundi 17 juin. François Hollande l'a confirmé dimanche.

La rumeur se faisait persistante, François Hollande a tué tout suspense, dimanche 16 juin: Stéphane Richard va bien rester à la tête d'Orange.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait dans l'émission Capital, sur M6, a donc coupé cours aux spéculations sur l'avenir du dirigeant. "Tant que Stéphane Richard peut être dirigeant de cette entreprise sans qu'il y ait de conséquences de la procédure judiciaire, il restera", a-t-il déclaré.

Mis en examen dans l’affaire Tapie pour "escroquerie en bande organisée", celui-ci possède plusieurs éléments plaidant en sa faveur.

Selon Le Monde, l’intérêt de l’entreprise, dont François Hollande avait fait le seul critère déterminant, aurait fait pencher la balance. En clair: la mise en examen de Stéphane Richard n’étant en rien liée à ses activités à la tête d’Orange, ce dernier peut donc continuer son mandat. D’autant que l’Etat, actionnaire à 27% de l’opérateur, juge positivement son action.

Les soutiens de Stéphane Richard déterminants

Deuxième point déterminant, les soutiens dont bénéficie Stéphane Richard. Laurence Parisot, la présidente du Medef aurait, selon le quotidien, rencontré François Hollande pour plaider la cause du dirigeant. Les salariés, quant à eux, soutiennent globalement leur patron, même si les syndicats CGT et Sud ont pris leurs distances.

Enfin, l’Etat estimerait que le contenu de la mise en examen n’est en rien un frein à la poursuite de ses activités, puisque la seule interdiction consiste à ne pas rencontrer les protagonistes de l’affaire Tapie.

Dernier élément à prendre en compte, le soutien des autres administrateurs du Conseil d’administration d’Orange. Les sept administrateurs dits "indépendants" seraient largement favorables au maintien de Stéphane Richard. Leurs voix, conjuguées à celles de l’Etat, ne laissent donc pas de place au doute quant à l’issue du vote.

Yann Duvert