BFM Business

L'actuel système des retraites accusera un déficit entre 8 et 17 milliards d'euros en 2025

Edouard Philippe et Emmanuel Macron lors d'une réunion avec les partenaires sociaux à l'Elysée, le 10 décembre 2018.

Edouard Philippe et Emmanuel Macron lors d'une réunion avec les partenaires sociaux à l'Elysée, le 10 décembre 2018. - Yoan VALAT / POOL / AFP

En vue de la négociation avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites, le gouvernement a demandé une nouvelle estimation du déficit

Le gouvernement veut mettre la pression sur les partenaires sociaux. Sans réforme du régime des retraites, le déficit risque de fortement s'aggraver dans les années qui viennent. Voilà l'argument que va mettre sur la table le gouvernement dans sa négociation avec les partenaires sociaux.

Commandé en septembre dernier au Conseil d'orientation des retraites (COR), le rapport sur l'état financier du régime des retraites vient d'être dévoilé par Les Echos. Le résultat est un déficit important pour l'année 2025. Il serait compris entre 7,9 et 17 milliards d'euros. 

L'hypothèse à 17 milliards d'euros est extrême (elle suppose que l'Etat ne touche pas aux taux de cotisation dans la fonction publique ni aux taux de subvention des régimes spéciaux), mais la perspective d'un déficit compris entre 8 et 12 milliards d'euros est jugée réaliste. A horizon 2030, le déficit a toutefois tendance à se résorber sans pour autant parvenir à un retour à l'équilibre.

Un âge pivot pour rééquilibrer

Les partenaires sociaux espéraient une prévision plus favorable en termes d'équilibre financier pour tempérer la réforme du gouvernement. La CFDT par exemple qui est plutôt favorable au régime universel ne souhaite toutefois pas de mesures d'économie de la part du gouvernement assurant que sur le long terme, le système tend à revenir à l'équilibre. 

Le COR a toutefois étudié l'hypothèse d'un âge pivot pour équilibrer les comptes en 2025 comme le souhaite Emmanuel Macron. Cet âge minimum à partir duquel on pourrait toucher sa retraite à taux plein (sans toucher à l'âge de départ légal) serait pour la génération née en 1963 entre 63,1 ans et 64,4 ans selon le niveau de déficit envisagé.

F.B.