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Grève nationale du 5 février: le point sur la mobilisation

Les gilets jaunes ont rejoint les manifestations CGT

Les gilets jaunes ont rejoint les manifestations CGT - GERARD JULIEN / AFP

Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans les grandes villes de France ce mardi à l'appel de la CGT. Les gilets jaunes se sont également mobilisés.

L’heure de la convergence des luttes? Pour la première fois cette année, la CGT organise ce mardi une "grève nationale de 24 heures" pour réclamer hausse des salaires et justice fiscale, avec à ses côtés Solidaires, des syndicats FO, la France insoumise, mais aussi des "gilets jaunes".

La mobilisation a débuté dans la nuit de lundi à mardi au marché international de Rungis, en région parisienne, où quelque 200 à 300 gilets jaunes et manifestants brandissant des drapeaux de la CGT ont bloqué dans le calme l'une des quatre entrées du marché.

Les ronds-points de nouveau occupés

En Normandie, la circulation était perturbée ce matin par plusieurs manifestations CGT et gilets jaunes sur des ronds-points ou sur des routes de Saint-Étienne-du-Rouvray, Rouen, Le Havre, Gonfreville-L’Orcher ou Neuville-les-Dieppe.

Des barrages sur des ronds-points occasionnant des difficultés de circulation ont également repris dans le Gard et plus particulièrement dans les secteurs d'Alès et Nîmes, fortement mobilisés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".

Blocages 

La Nouvelle-Aquitaine était également touchée avec le blocage du port de Bayonne par 250 manifestants jusqu’à la mi-journée. De son côté, l'université de Bordeaux-Montaigne était bloquée par des étudiants, notamment de Solidaires.

À Nantes, les accès à l’aéroport ont été bloqués dans la matinée par des dizaines de militants CGT et de gilets jaunes, obligeant certains voyageurs à marcher plus de 3 km pour arriver à l’aérogare, rapporte France Bleu Loire Océan.

Premières manifestations 

Côté manifestations, Entre 2000 à 2500 personnes à Caen et environ 2200 au Havre ont manifesté mardi selon la police. D'après les organisations syndicales, ils étaient 5000 à Caen (selon FO) et 6500 au Havre (chiffrage de la CGT).

"Enterrons les frais de scolarité", "Ils détestent le peuple", "Taxez les gros", pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles de la manifestation à Caen où les drapeaux de "gilets jaunes" se mêlaient à ceux de la CGT, de FO, de la FSU et de SUD. Des lycéens manifestaient également, scandant "Public, privé, solidarité".

À Marseille, 5200 personnes, selon la préfecture de police, ont manifesté entre le Vieux-Port et la gare Saint-Charles. Si la CGT dominait très largement, plusieurs centaines de "gilets jaunes" étaient présents en milieu de cortège. À Lyon, parmi les 4300 manifestants selon la préfecture, environ 500 "gilets jaunes". "Cela fait trois mois qu'on est dehors et il faut aller plus loin alors on fait un pas: les syndicats ont appelé, on est là, maintenant on verra quand on appellera s'ils répondent", constate l'un d'eux, Fabrice.

À Strasbourg, 1500 personnes selon la CGT, 1300 selon la police, ont défilé dans le centre ville. Le cortège était ouvert par plusieurs dizaines de "gilets jaunes" scandant "Gilets jaunes dans la rue et samedi on continue". Ils étaient suivis par des militants CGT brandissant une banderole réclamant une "augmentation du pouvoir d'achat, pour la défense du service public, pour l'emploi public".

Parmi les autres cortèges en régions, on recensait selon la police environ 2200 au Havre, 2300 à Clermont-Ferrand, 1300 à Tours, 500 à Rennes, plusieurs centaines à Sète et Boulogne-sur-Mer...

Le cortège parisien est parti quant à lui à 14 heures de l'Hôtel de Ville jusqu'à la place de la Concorde. Dimanche, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez annonçait des défilés unitaires dans "une trentaine de départements".

Paul Louis avec AFP