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Bonus-malus: le patronat va faire de nouvelles propositions

De gauche à droite, le syndicaliste Laurent Berger (CFDT) en présence des représentants du patronat: Geoffroy Roux-de-Bézieux (Medef), François Asselin (CPME) et Alain Griset (U2P).

De gauche à droite, le syndicaliste Laurent Berger (CFDT) en présence des représentants du patronat: Geoffroy Roux-de-Bézieux (Medef), François Asselin (CPME) et Alain Griset (U2P). - JACQUES DEMARTHON / AFP

La négociation entre les partenaires sociaux est au point mort sur la réforme de l'assurance chômage, faute d'entente sur la question épineuse du bonus-malus. Le patronat va de nouveau tenter de formuler des propositions alternatives d'ici la prochaine réunion.

Le Medef, l'U2P et la CPME ont décidé lundi de faire de nouvelles "propositions alternatives" au bonus-malus, sujet de blocage de la négociation sur l'assurance chômage avec les syndicats qui avaient demandé à ce que le patronat revoie sa copie.

Les trois organisations patronales "présenteront en séance" de nouvelles "propositions alternatives au dispositif de bonus-malus", ont-elles annoncé dans un communiqué commun. Le 14 février, la dernière séance de négociation au siège du Medef s'était achevée sur un constat de blocage.

Les syndicats veulent un mécanisme de bonus-malus

Les syndicats avaient alors lancé un ultimatum au patronat: avoir par écrit une nouvelle proposition comprenant un mécanisme de bonus-malus avant la séance programmée mercredi.

"On est tous d'accord, on sera fixé le 19 (février) et on viendra le 20 uniquement s'il y a un document" comprenant un mécanisme de bonus-malus, c'est-à-dire une "modulation" des cotisations assurance chômage des entreprises en fonction de leur recours aux CDD, avait déclaré à l'issue d'une longue séance Marylise Léon, la négociatrice de la CFDT, à l'unisson des autres syndicats.

Toutes les organisations de salariés étaient en effet ressorties mécontentes de la proposition mise sur la table par le Medef de revoir les règles concernant les CDD d'usage, jugée insuffisante. Si la négociation échoue entre les partenaires sociaux, l'État reprendra la main, a prévenu le gouvernement.

Jean-Christophe Catalon avec AFP