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A quoi faut-il s'attendre pour la grève CGT de mardi?

La CGT a appelé à la mobilisation générale mardi, soutenue par Solidaires, et des partis de gauche comme le NPA, le PCF et FI. Des manifestations sont prévues dans toute la France, et le niveau de mobilisation sera scruté.

Combien de personnes vont défiler dans les rues ce mardi à l’appel de la CGT? La centrale syndicale, qui s'oppose au Grand débat mis en place par le gouvernement en réponse à la contestation des gilets Jaunes, a lancé un appel à la mobilisation pour le 3 février. Le syndicat entend ainsi réclamer une hausse des salaires et la justice fiscale.

Ce sera donc la première grève de la CGT de 2019, après trois autres en décembre passées relativement inaperçues. Elle s'est associée cette fois avec Solidaires et quelques organisations de Force ouvrière. Mais FO, au niveau national, ne s'associe pas à son appel, pas plus que la CFDT.

Des préavis à la RATP et à la SNCF

La centrale bénéficie par ailleurs du soutien du NPA, du PCF et de la France insoumise, et d’un sérieux coup de pouce des gilets jaunes: l'un de leurs leaders, Eric Drouet, a relayé l’appel à la mobilisation en appelant à "une grève générale" ce mardi. Des préavis de grève ont été déposés dans la fonction publique, et aussi à la RATP et la SNCF.

En tout cas, le niveau de mobilisation pour les manifestations prévues un peu partout en France sera scruté. Et sans doute comparé à celui des gilets jaunes. Dans Le JDD, un historien spécialiste des conflits sociaux, Stéphane Sirot, croit savoir que la manifestation réunira environ 200.000 personnes.

Ce serait certes supérieur au nombre de gilets jaunes qui se réunissent chaque samedi depuis fin-novembre. Mais pour le deuxième syndicat de France, dont le but existentiel est déjà très ébranlé par ce mouvement né en dehors de toute organisation syndicale ou politique, il s’apparenterait à un échec.

Sans attendre le bilan de cette journée, la CGT propose d'organiser toutes les semaines des "mardis d'urgence sociale", qui mettront en lumière des initiatives syndicales un peu partout en France, dont les contours restent encore flous. Et elle appelle à une autre journée de mobilisation à la mi-mars.

Nina Godart