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S&P rétrograde aussi le FESF

La dégradation de la note de la France a des conséquences immédiates en Europe.

La dégradation de la note de la France a des conséquences immédiates en Europe. - -

Le Fonds de secours européen, dont la capacité de prêt dépend de la solvabilité des Etats qui le financent, a vu sa note abaissée dans la foulée de celle de la France vendredi 8 novembre.

Angela Merkel est attendue mardi 12 novembre à Paris pour le sommet de l'emploi des jeunes. Mais un autre sujet risque d'être abordé en coulisses: celui des conséquences de la dégradation de la note souveraine de la France par Standard & Poor's en Europe.

La première est déjà connue: dans la foulée de la réévaluation de la France vendredi 8 novembre, l'agence de notation américaine a abaissé la note du FESF. Le fonds européen de secours européen passe, comme l'Hexagone, de AA+ à AA, assorti d'une perspective stable. Dans son communiqué, S&P souligne que cette décision est la suite de celle concernant la France.

Le MES moins dépendants de ses contributeurs

Leurs destins sont étroitement liés. La capacité d'emprunt du Fonds dépend de la solvabilité des Etats contributeurs. La France est le deuxième plus important d'entre eux après l'Allemagne, avec une part de près de 22%. Si les taux d'intérêt de la dette souveraine française augmentent, ceux du fonds suivront mécaniquement.

Mis en place en 2010 pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté financière, le FESF est intervenu en Irlande, au Portugal et en Grèce.

Depuis le 1er juillet dernier, il ne participe plus à de nouveaux programmes de financement. C'est le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui a pris le relais. Ce nouvel outil, doté d'un capital propre, diffère du FESF en ce que les Etats membres n'en sont plus les garants mais les actionnaires. La note du MES dépend donc moins de celles des pays européens.

Nina Godart