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Renzi: "l'Europe appartient aux citoyens, pas aux banquiers allemands ou italiens"

Matteo Renzi veut des assouplissements pour le calcul des déficits publics au niveau européen.

Matteo Renzi veut des assouplissements pour le calcul des déficits publics au niveau européen. - -

Le président du Conseil italien a, ce vendredi 4 juillet, répondu au président de la Bundesbank, qui aurait affirmé que "creuser la dette n'est pas un préalable à la croissance". Matteo Renzi lui a demandé de rester dans son pré carré.

Une passe d'armes par médias interposés a lieu entre le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et celui de la Bundesbank, Jens Weidmann. Selon le journal Sole 24 Ore, ce dernier aurait affirmé que Matteo Renzi nous dit ce que "nous devons faire, mais creuser la dette n'est pas un préalable à la croissance", en référence à la volonté du dirigeant transalpin d'obtenir des assouplissements sur le calcul du déficit public au niveau européen.

Ce vendredi 4 juillet, le chef du gouvernement italien a répliqué. "La mission de la Bundesbank est de garantir le respect de ses objectifs statutaires et pas de participer au débat politique italien", a-t-il affirmé d'une conférence de presse marquant le début de la présidence italienne de l'Union européenne.

"Je respecte le travail de la Bundesbank, et si elle a envie de parler avec nous, elle est la bienvenue, mais en partant du principe que l'Europe appartient à ses citoyens, et que ce n'est pas l'Europe des banquiers, ni allemands ni italiens", a-t-il ajouté.

Pas de polémique avec les politiciens allemands

Matteo Renzi a assuré qu'il n'y avait "pas de polémique avec les politiciens allemands", ajoutant que Berlin avait "confirmé qu'il n'y a aucune polémique entre [eux] et le gouvernement allemand sur la gestion de la flexibilité et la stabilité".

Ma conviction est "qu'il faut surtout partager et être d'accord sur les règles que nous nous sommes fixées, qui parlent de stabilité, mais aussi de croissance", a-t-il dit, parce que "sans croissance, on détruit un morceau de notre avenir". "Il n'y a pas de stabilité sans croissance et pas de croissance sans stabilité", a-t-il insisté.

Le Premier ministre a rappelé qu'il avait "gagné les élections en disant que [leur] problème n'est pas l'Allemagne mais de résoudre les problèmes de l'Italie", assurant de nouveau de sa volonté de réformer "en profondeur" son pays.

J.M. avec AFP