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Réforme du marché du travail: FO défend "une liberté de négociations"

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, ne compte pas se laisser dicter le calendrier des négociations par le gouvernement.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, ne compte pas se laisser dicter le calendrier des négociations par le gouvernement. - -

Interrogé par BFM Business, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a rejeté fermement tout calendrier imposé par le gouvernement pour les négociations avec le patronat.

Les syndicats sont reçus ce jeudi 22 novembre à Matignon, pour une consultation sur le pacte de compétitivité. Parallèlement, les négociations sur l'emploi se poursuivent avec le patronat.

Le gouvernement augmente la pression pour faire aboutir au plus vite ces négociations, faute de quoi il a annoncé son intervention. La nouvelle fait grincer les dents de certains syndicats, comme Force ouvrière, qui refusent de se laisser dicter leur conduite.

Pour FO, pas d'implication du gouvernement dans le calendrier

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, affirme que les discussions avec le patronat se poursuivront, sans tenir compte d’une quelconque pression de calendrier de la part du gouvernement.

"Dans notre pays, il y a une liberté de négociations et j’entends bien qu’elle soit respectée. Le gouvernement peut nous demander de négocier sur tel ou tel thème, maintenant ce n’est pas lui qui négocie et ce n’est surtout pas lui qui décide si l’on va signer ou pas".

Des discussions difficiles, qui doivent aboutir pour la fin de l'année

Interrogé par BFM Business, le syndicaliste critique également les propos de Laurence Parisot. "Tout cela ne facilitera pas la négociation", reconnaît-il. Début septembre déjà, Jean-Claude Mailly prévenait : "La négociation avec le patronat sera particulièrement difficile. Il ne faut pas se faire d'illusion".

L’Etat souhaite que les mesures sur l’emploi et la compétitivité aboutissent avant la fin de l’année. Du côté du patronat, la présidence du Medef avait estimé la semaine dernière "qu’il y avait une chance sur deux pour arriver à un accord".

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