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Quand la France met son expertise au service de la Grèce

Des techniciens de Bercy et de l'Elysée aident les services d'Euclide Tsakalotos à rédiger le document des propositions que le pays va faire à ses partenaires européens dimanche.

Des techniciens de Bercy et de l'Elysée aident les services d'Euclide Tsakalotos à rédiger le document des propositions que le pays va faire à ses partenaires européens dimanche. - JOHN THYS - AFP

A trois jours du sommet européen à 28, Athènes peaufine ses propositions. En coulisses, des technocrates français, rompu à la diplomatie européenne, assistent le ministre des Finances grec dans la rédaction de sa copie.

Le feuilleton grec continue et le calendrier s'accélère. Le Premier ministre grec, Alexis Tispras, doit présenter dans la journée ses propositions détaillées. Les créanciers du pays les examineront ce week-end, avant de décider d'accorder ou non une nouvelle aide à Athènes.

Ce sommet à 28 est -une nouvelle fois- présenté comme l'échéance ultime pour parvenir à un accord avec la Grèce, se tient dimanche. Un accord que la France ne cesse d'appeler de ses vœux. Du coup, en coulisse, les technocrates du gouvernement s'activent pour que les négociations aboutissent.

Plus que jamais, l'Hexagone joue un rôle d'intermédiaire entre la Grèce et les pays les plus sceptiques quant à la possibilité d'obtenir un consensus dimanche. On nous raconte ainsi que depuis 48 heures, les va-et-vient entre Paris, Bruxelles et Athènes se multiplient. Une poignée d'hommes, des Français qui connaissent par coeur les arcanes techniques et diplomatiques de la scène européenne, sont à la manoeuvre aux côtés du nouveau ministre des Finances grec, Euclide Tsakalotos.

Pas d'ingérence, mais un coup de main

La Grèce doit absolument présenter la bonne copie, car il n'y aura pas de rattrapage, explique une source proche des négociations. Ces technocrates français épaulent donc la partie grecque dans la rédaction du document, avec pour objectif de "taper pile au bon endroit dès le premier coup".

Attention, tout part des propositions qu'Athènes veut présenter à ses partenaires européens. Il ne s'agit aucunement d'une "coproduction", mais plutôt d'un coup de main technique et diplomatique de la France pour rentrer dans le détail des mesures que proposera Alexis Tsipras, et conseiller sur les bonnes formulations, afin que ce document soit présentable. Surtout auprès de l'Allemagne.

Mathieu Jolivet, édité par N.G.