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Pourquoi les cadres préfèrent Macron

Emmanuel Macron apparaît à la fois capable de réformer en douceur et plus fortement.

Emmanuel Macron apparaît à la fois capable de réformer en douceur et plus fortement. - Éric Feferberg - AFP

Selon un sondage Viavoice pour BFM Business, le leader d'En Marche! est considéré comme le plus à même de diriger le pays à la fois par les cadres qui souhaitent des réformes ambitieuses et par ceux qui veulent une politique plus modérée.

Le prochain locataire de l'Élysée devra-t-il mener une politique de rupture ou plutôt incarner un changement modéré, avec des réformes progressives? Les cadres sont partagés sur cette question.

En effet selon un baromètre Viavoice pour BFM Business, ils sont 47% à opter pour la première solution, et 44% à préférer la seconde (seulement 6% des cadres prônent le stabilité).

Mais dans tous les cas, les cadres considèrent qu'Emmanuel Macron incarnera le mieux cette politique. Pour "un changement profond" et "des réformes radicales", il arrive en tête des candidats incarnant le mieux ce virage politique avec 26% de citations. Soit une courte tête devant François Fillon (22%). Suivent Marine Le Pen (19%) et Jean-Luc Mélenchon (18%).

Des cadres pas très libéraux

Les cadres préférant une politique modérée plébiscitent davantage le leader d'En Marche! qui arrive largement en tête (51%). Le deuxième, Benoît Hamon, est largement distancé (26%).

Par ailleurs, le sondage montre aussi que les cadres Français sont loin d'être des ultra-libéraux. Interrogés sur les besoins à venir de la politique économique, ils citent avant tout la nécessité de favoriser le développement durable (87% de "oui") et de mener une politique sociale et redistributive (58%). Ils sont une minorité à considérer qu'il faut mettre un accent libéral à la politique économique (46%). Cela dit, ils sont encore moins nombreux à souhaiter une politique protectionniste (34%).

Enfin et sans trop de surprise, les cadres français jugent en très grande majorité que la campagne présidentielle est une source d'inquiétude économique (63%) bien plus que d'espoir (22%).

(*) Étude réalisée par interview effectués en ligne du 13 au 17 mars dernier via la méthode des quotas sur un échantillon de 400 personnes.

J.M.