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Pour Valls, la BCE doit aller "encore plus loin"

"La zone euro décroche par rapport au reste du monde", estime Manuel Valls.

"La zone euro décroche par rapport au reste du monde", estime Manuel Valls. - BFMTV

Le Premier ministre a rappelé, ce 16 septembre, que la croissance n'était pas encore au rendez-vous en zone euro. Pour y arriver, la BCE doit être prête à "d'autres types d'intervention".

Deux poids deux mesures? Manuel Valls, dans son discours de politique générale ce 16 septembre, a affirmé que "la France décide elle seule de ce qu'elle doit faire". Mais cela ne l'empêche pas de penser que la prospère Allemagne devait, elle, "assumer ses responsabilités" face à la croissance anémique dans la zone euro.

Il a rappelé que les décisions de la BCE - programme de rachat de dette privée et baisse de taux – ont "permis d'amorcer une baisse de 10 centimes de l'euro par rapport au dollar", soit selon lui "des dizaines de milliers d'emplois préservés" en France. Mais ce n'est pas suffisant, "la zone euro décroche par rapport au reste du monde".

Achat en masse de dette publique

Le président de la BCE, Mario Draghi, "a déclaré qu'il était prêt à d'autres types d'intervention pour soutenir la croissance", a rappelé Manuel Valls. Concrètement, la seule cartouche qu'il reste à la BCE face à une croissance anémique dans la zone euro, et au risque d'une déflation paralysante, est l'achat en masse de dette publique, comme le fait déjà la banque centrale américaine, la Fed.

Mais cette perspective d'une planche à billets tournant à plein régime fait frémir l'Allemagne, attachée à la plus grande prudence monétaire.

Diane Lacaze