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Pour répondre au terrorisme, l’Italie va aussi investir…dans la culture

Matteo Renzi a annoncé un investissement de 2 milliards d'euro, dans la sécurité et la culture.

Matteo Renzi a annoncé un investissement de 2 milliards d'euro, dans la sécurité et la culture. - Gabriel Bouys - AFP

En réponse à la menace terroriste, Matteo Renzi a annoncé que le pays allait dépenser deux milliards d’euros, dont un milliard pour la sécurité et un autre pour l’innovation et la culture.

L'Italie va dépenser à part égale deux milliards d'euros pour sa sécurité et sa vie culturelle, jugeant que la réponse au terrorisme n'est pas seulement sécuritaire mais réside aussi dans l'innovation et la culture.

"La pensée de l'Italie, qui résonne fortement à travers l'Europe et le monde est la suivante: pour chaque euro supplémentaire investi dans la sécurité, il faut un euro de plus investi dans la culture", a expliqué Matteo Renzi dans un discours au Capitole, le siège de la mairie de Rome.

Le chef du gouvernement italien veut ainsi consacrer 500 millions d'euros à la cyber-sécurité, à la modernisation des forces de police et 500 millions aux forces armées italiennes. Mais, a-t-il ajouté, "il faut se souvenir de qui nous sommes et donc investir dans l'innovation, la culture, le sport".

"Ils imaginent la terreur, nous répondons avec la culture"

Quelque 500 millions d'euros seront donc consacrés aux grandes villes et à leur périphérie. Les projets devront être soumis avant la fin de l'année et achevés en 2016, a-t-il expliqué. Les 500 millions restants financeront des bourses d'études, une "carte culture" d'une valeur de 150 euros offerte à chaque jeune de 18 ans et la possibilité pour les Italiens de consacrer au financement d'une association culturelle la part de leurs impôts (deux pour mille) qu'ils peuvent déjà destiner au financement d'une religion ou d'un parti politique.

"Ils détruisent les statues, nous nous voulons les casques bleus de la culture. Ils brûlent les livres, nous sommes ceux des bibliothèques. Ils imaginent la terreur, nous répondons avec la culture", a encore déclaré le président du Conseil italien.

Ces mesures devraient être financées en partie en retardant d'un an une diminution de l'impôt sur les bénéfices des entreprises. Et si cela ne suffit pas, Matteo Renzi a fait valoir que le "pacte d'humanité" était plus important que le pacte de stabilité, qui oblige les États de la zone euro à la rigueur budgétaire.

Y.D. avec AFP