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Pour les législatives, LR recentre son programme économique

François Baroin est le chef de file de la droite en vue des élections législatives.

François Baroin est le chef de file de la droite en vue des élections législatives. - Patrick Kovarik - AFP

Baisse d'impôts pour les particuliers, suppression de la hausse de la TVA... Le parti de droite a choisi de rompre avec le programme de François Fillon à la présidentielle.

Quelques jours après avoir perdu une élection que beaucoup jugeaient "imperdable", Les Républicains tentent de se remettre en ordre de marche. Objectif: obtenir un maximum de députés aux prochaines législatives et, pourquoi pas, imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.

Pour cela, François Baroin aura la délicate mission de rassembler les différentes sensibilités du parti. Et d’élaborer un programme attractif électoralement parlant, qui en fasse la synthèse.

Sur Europe 1, ce mardi, le nouveau chef de file de la droite en a dessiné les contours. Plus de pouvoir d’achat pour les Français, aménagement du plan de réduction du nombre de fonctionnaires… LR a bel et bien tranché dans le vif du programme présidentiel de François Fillon.

L’augmentation de deux points de la TVA, que l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy proposait pour financer les allègements de charges des entreprises, a par exemple disparu. Et les baisses de charges se limitent à 10 milliards d’euros au lieu des 25 milliards prévus.

"Il reste encore 7 à 8 milliards à trouver"

Quant à la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, François Baroin a assuré que l’objectif serait maintenu. Mais "sur une échelle-temps plus longue que le quinquennat". "Ce sera 300.000 sur cinq ans", a ensuite précisé Gilles Carrez, l’un des responsables du programme économique de LR, sur BFM Business.

Exit certaines mesures impopulaires, donc, et place à celles qui ont fait leurs preuves dans les urnes. La proposition phare du projet LR consistera en effet en une baisse de 10% de l’impôt sur le revenu. "Ce sera un projet pour le pouvoir d’achat, ce que demandent les Français, et de baisse des impôts, parce qu’ils n’en peuvent plus", a ainsi martelé François Baroin. Tout en mettant l’accent sur la défiscalisation des heures supplémentaires, une mesure supprimée par François Hollande mais que François Fillon n’avait pas choisi d’inclure dans son programme.

Reste maintenant à financer l’ensemble de ces mesures. "Je concède qu’il reste encore 7 à 8 milliards à trouver dans le cadrage budgétaire. On les trouvera", a de son côté assuré Gilles Carrez.

Yann Duvert