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Plus de 600 caméras surveilleront Nice à la fin de l'année

Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a inauguré lundi son "centre de supervision urbain". D'ici la fin de l'année, ce bâtiment flambant neuf recevra en temps réel les images des 642 caméras qui surveilleront nuit et jour, sept jours sur sept, l'ensemb

Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a inauguré lundi son "centre de supervision urbain". D'ici la fin de l'année, ce bâtiment flambant neuf recevra en temps réel les images des 642 caméras qui surveilleront nuit et jour, sept jours sur sept, l'ensemb - -

NICE - A six jours des élections régionales où l'insécurité a été l'un des thèmes-phares de la droite gouvernementale, le maire UMP de Nice,...

NICE (Reuters) - A six jours des élections régionales où l'insécurité a été l'un des thèmes-phares de la droite gouvernementale, le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a inauguré lundi son "centre de supervision urbain".

Nouveau quartier général de la police municipale, ce bâtiment flambant neuf installé dans le centre-ville recevra en temps réel d'ici à la fin de l'année les images des 642 caméras qui surveilleront nuit et jour, sept jours sur sept, l'ensemble de la capitale de la Côte d'Azur.

Actuellement, 250 de ces appareils sont en service.

"C'est un maillage vidéo qui n'existe nulle part ailleurs en France et qui fait de Nice la ville la mieux équipée de l'Hexagone", s'est félicité le maire de la ville, qui est aussi ministre de l'Industrie.

"Là où Paris compte une caméra pour 2.000 habitants, à Nice, à la fin de l'année, ce sera une caméra pour 600 habitants", a-t-il précisé.

Selon Christian Estrosi, le centre de supervision urbain permettra à la police municipale d'intervenir "plus vite et plus efficacement auprès de citoyens en difficultés".

Grâce à la localisation des effectifs à pied, en voiture ou à VTT, les 80 patrouilles qui sillonnent la ville en permanence seront aussi visibles instantanément.

Le réseau de caméras, qui représente un investissement de 7,4 millions d'euros, surveillera les points sensibles de la ville: carrefours, rues, avenues, écoles, installations sportives, cimetières, lieux de culte, parcs et jardins publics.

"LES VOYOUS"

"Ce dispositif nous a déjà permis d'afficher une baisse significative de plus de 7% de la délinquance entre janvier 2009 et janvier 2010", a dit Christian Estrosi. "D'ores et déjà, de nombreuses infractions ont pu être relevées par les caméras en place et les interpellations ont augmenté de 33% en 2009".

A terme, les caméras feront aussi automatiquement la chasse aux stationnements en double, voire en triple file, choses courantes dans la ville.

"Et bientôt, les plaques d'immatriculation de chaque voiture entrant en ville seront enregistrées et confrontées au fichier national des véhicules signalés volés et les voleurs seront interceptés", a ajouté le maire de Nice.

Le Conseil régional Paca présidé par le socialiste Michel Vauzelle a refusé à s'associer à la mise en place et au financement de ce dispositif jugé "liberticide".

Christian Estrosi estime, lui, qu'il est de sa responsabilité de "garantir la sécurité des citoyens, protéger les plus faibles, lutter contre les incivilités, mais qu'en aucun cas la vie privée des gens ne sera violée par les caméras dont les images seront floutées automatiquement, elles n'entreront pas chez eux".

"Les seuls qui ont à craindre, ce sont ceux qui agissent mal sur la voie publique, les voyous", a ajouté le ministre de l'Industrie, qui est un proche du président Nicolas Sarkozy.

"Il faut que les honnêtes citoyens se sentent protégés, et d'ailleurs une enquête révèle que 91% des habitants de Nice adhèrent complètement à ce dispositif".

Pierre Thébault, édité par Yves Clarisse