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Plus de 30% de femmes dans les conseils d'administration du CAC40

Najat Vallaud-Belkacem a salué la stratégie de quotas mise en place par la France.

Najat Vallaud-Belkacem a salué la stratégie de quotas mise en place par la France. - -

Une étude du cabinet Ethic & Boards, présentée ce jeudi 5 juin par le ministère des Droits des femmes, montre que la part des représentantes féminines dans les conseils d'administration des sociétés du CAC40 est passée de 28% à 30% en un an.

Le plafond de verre commence-t-il à se briser? Selon une enquête du cabinet Ethic & Boards présentée ce jeudi 5 juin par le ministère des Droits des femmes, les conseils d'administration des entreprises du CAC40, les plus importantes, comptent aujourd'hui 30,3% de femmes, soit une hausse de deux points en un an. La part des femmes dans ces instances a triplé en cinq ans, se félicite le ministère.

Les entreprises du SBF 120, de taille inférieure, connaissent une progression similaire: la part des femmes dans leurs conseils d'administration atteint 28,8%, soit +3,1 points, souligne cette étude publiée le jour de l'ouverture du Global summit of women, qui se tient cette année à Paris.

Une hausse sous la contrainte

Pour la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, ces résultats "attestent de la réussite de la stratégie choisie par la France qui a fixé des quotas pour les entreprises de plus de 500 salariés et de plus de 50 millions de chiffre d'affaires".

Cette hausse s'explique en effet par la contrainte imposée par la loi Zimmermann-Copé, selon laquelle les conseils d'administration et les conseils de surveillance des entreprises doivent comporter un minimum 20% de femmes en 2014 et 40% en 2017.

Cette loi ne s'applique pas aux comités exécutifs et de direction, où les progrès sont nettement moins probants. Ces comités comptent en effet 10,3% de femmes dans les entreprises du CAC 40 et 12,1% dans les entreprises du SBF 120 (soit une hausse de respectivement 0,3 et 0,1 point depuis septembre dernier, selon le ministère).

Pour accélérer le mouvement, la ministre souligne que les grandes entreprises ont été "mobilisées". Selon le ministère, 27 entreprises ont pris des engagements sur la féminisation des postes de direction, notamment des comités exécutifs et des comités de direction et 10 nouvelles entreprises s'associeront prochainement à la démarche.

J.M. avec AFP