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Plan de relance européen, "l'arrogance" des pays frugaux

Alors que les négociations sont dans l'impasse, Sandro Gozi, député européen dénonce sur BFM Business le blocage des Pays-Bas, de l'Autriche, de la Suède, et du Danemark.

Malgré une nuit de tractations intenses, les dirigeants européens étaient toujours en quête lundi d'un compromis sur la réponse économique à apporter à l'épidémie de coronavirus. 

Les 27 chefs d'État et de gouvernement, qui ont multiplié les échanges depuis vendredi dans un climat empreint parfois d'exaspération, ont convenu à l'aube de faire une pause avant de se retrouver pour une nouvelle session plénière à 16 h.

La partie s'annonce toutefois toujours aussi délicate tant les positions restent apparemment tranchées, notamment sur la question de la répartition des 750 milliards d'euros du plan de relance qui doit permettre aux économies européennes éprouvées par l'épidémie de retrouver quelques couleurs.

"On ne peut pas continuer avec une Europe qui décide à l'unanimité"

Les États dits "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark), auxquels s'est associée la Finlande, qui préfèrent les prêts aux subventions, se heurtent au reste du bloc, avec Paris et Berlin en tête, hostiles à tout accord qui réduirait la part des subventions, symboles à leurs yeux de la solidarité européenne. 

Sur BFM Business, Sandro Gozi, député européen (Groupe Renew Europe) dénonce "une arrogance initiale" des pays frugaux qui pensent ne "pas avoir autant besoin que les autres des aides européennes donc une différence dans l'analyse de la crise".

Le député épingle également "un problème de fonctionnement du Conseil européen (...) on ne peut pas continuer avec une Europe qui décide à l'unanimité (...) il faut passer de l'unanimité à la majorité".

Olivier Chicheportiche avec AFP