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Piketty s'allie avec Podemos contre l'austérité

Thomas Piketty estime qu'il y a "besoin de forces politiques nouvelles" en Europe

Thomas Piketty estime qu'il y a "besoin de forces politiques nouvelles" en Europe - Toshifumi Kitamura - AFP

L'économiste va devenir le conseiller officiel du parti espagnol dont le chef de file, Pablo Iglesisas, a accusé François Hollande de mener "une politique lâche" qui fait le jeu du FN.

Celui qui avait été le conseiller économique de Ségolène Royal lors de la campagne de 2007, s'élève un peu plus contre la politique de François Hollande. Thomas Piketty a ainsi rejoint le parti espagnol anti-austérité Podemos ce lundi 7 septembre.

C'est ce qu'il a annoncé dans une conférence de presse commune tenue avec Pablo Iglesias , candidat au poste de chef du gouvernement en novembre prochain. L'économiste sera son conseiller officiel dans le cadre de la campagne. Les deux hommes vont ainsi travailler sur "un plan intégral de lutte contre la pauvreté" en Espagne.

"Nous avons besoin de forces politiques nouvelles pour changer la majorité globale en Europe", a déclaré Thomas Piketty, qui avait déjà rencontré Pablo Iglesias en janvier à Madrid. L'économiste a répété ses critiques envers le nouveau plan d'aide et de rigueur imposé à la Grèce, tout en soutenant l'idée d'un Parlement de la zone euro avancé par François Hollande.

"La politique lâche" de Hollande

"Nous voulons gagner les élections", a proclamé de son côté Pablo Iglesias, crédité de 15% dans les intentions de vote, derrière le Parti populaire (PP, droite, 28%) et le Parti socialiste (PSOE, 24,9%).

"Nous voulons nous asseoir avec tout le monde, et en particulier avec ceux qui viennent de la famille socialiste et qui ne sont pas d'accord avec les orientations de cette famille ces dernières années", a-t-il déclaré au lendemain d'une première rencontre avec des députés frondeurs du Parti socialiste, après un petit-déjeuner avec son habituel soutien français Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).

"Nous avons soutenu Jérémy Corbyn en espérant qu'il gagne les primaires du Labour en Grande Bretagne", a poursuivi l'ancien professeur de Sciences politiques, qui apporte aussi toujours son soutien à Alexis Tsipras en Grèce. Pablo Iglesias s'est déclaré "optimiste" dans ses tentatives de "jeter des ponts" entre toutes ces forces politiques.

"L'alternative s'appelle en France le Front national. Nous ne souhaitons pas cela. Nous pensons que la politique lâche du président Hollande facilite les choses au Front national".

J.M.