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Pierre Gattaz estime que les augmentations de salaire ne doivent pas excéder 1%

Pour Pierre Gattaz, en temps de crise, il faut appliquer la modération salariale.

Pour Pierre Gattaz, en temps de crise, il faut appliquer la modération salariale. - -

Alors qu'il fait l'objet de critiques pour avoir bénéficié d'une augmentation de 29% de son salaire à la tête de Radiall, le président du Medef met les choses au clair dans le JDD de ce 11 mai. Et il prône la modération salariale avec des augmentations indexées sur l'inflation.

Pierre Gattaz n'est pas à une contradiction près. Le président du Medef est sous le feu des critiques au sujet de sa rémunération à la tête de Radiall. Le dirigeant réfute les révélations du Canard Enchaîné, qui indique qu'il a bénéficié d'une augmentation de 29% l'année passée.

"On peut faire dire n'importe aux chiffres " s'emporte Pierre Gattaz dans le JDD de ce 11 mai. "Mon salaire fixe a été augmenté de 3%, et celui de mes salariés de 3,3%. C'est ma rémunération variable qui a augmenté. Elle est liée aux résultats de mon entreprise Radiall, qui sont très bons et que je réinvestis intégralement", tient-il à préciser. Au total, le dirigeant a touché 420.000 euros pour 2013, comme il l'explique sur son blog.

Mais la situation de Radiall n'est pas celle de toutes les sociétés. Il estime que si sa société est en vie aujourd'hui c'est parce qu'il a appliqué la modération salariale en temps de crise. "Cela m'a permis de garder 4 usines en France quand mes concurrents s'arrêtaient, et de racheter une cinquième usine en 2007", explique Pierre Gattaz.

Des augmentations indexées sur l'inflation

Fort de cette expérience, le président du Medef prône la modération salariale pour tous. "L'entreprise France ne va pas bien, il faut faire des efforts", explique-t-il.

"Actuellement, les prix progressent de moins de 1% sur douze mois. Il ne faudrait donc pas trop s'éloigner de 1%" détaille-t-il. Il reconnaît néanmoins que ce n'est pas le rôle du Medef de fixer les salaires, aussi il ajoute " Mais c'est dans l'entreprise qu'on négocie. Et les partenaires sociaux ne doivent pas pousser à la roue", dit-il.

Le président du Medef précise que, une fois la croissance retrouvée, il faut alors redistribuer les éventuels bénéfices par le biais des parts variables, des bonus, de la participation, ...

C.C.