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Pendant le confinement, le nombre de créations d'entreprises s'est effondré de moitié

Paris La Défense

Paris La Défense - Pixabay

Entre le 16 mars au 30 avril, les créations d'entreprises ont chuté de 54,3% sur un an, selon le comptage du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce.

Illustration du confinement généralisé dû à l'épidémie de coronavirus, les créations d'entreprises se sont écroulées pendant cette période. Selon le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, elles ont chuté de 54,3% sur un an sur la période allant du 16 mars au 30 avril à 26.078 sociétés.

Pendant cette phase, "la chute des immatriculations est tout à fait significative et semble illustrer la défiance des entrepreneurs vis-à-vis de l'avenir", selon le communiqué de ce conseil.

L'effondrement des créations d'entreprise est le plus important pour l'hôtellerie - restauration avec une baisse de 77%, suivi par les industries manufacturières et extractives avec -70%.

Il est le moins marqué pour le secteur de l'information et de la communication, avec -33%.

Rappelons que selon les chiffres de l'Insee, ces créations se sont repliées de -25,5% à 51.823 en mars, soit son niveau d'octobre 2017.

Le repli est particulièrement important dans les entreprises classiques avec -30% à 27.320 après +0,8% en février et les immatriculations de micro-entrepreneurs diminuent aussi fortement (-19,6% après -7,5%).

Baisse des procédures de sauvegarde

Le Conseil national des greffiers rapporte en outre une baisse de 72,8% de l'ouverture de procédures collectives, c'est-à-dire le placement sous contrôle judiciaire du fonctionnement d'une entreprise en difficulté, pendant cette même période. Une forte diminution qu'il explique par le "ralentissement inévitable de l'activité des tribunaux en cette période, malgré la possibilité d'effectuer une demande d'ouverture de procédure collective en ligne et de tenir des audiences en visioconférence".

"Le temps est comme suspendu, pour les chefs d'entreprise dont certains peinent encore à mesurer l'ampleur de l'impact de la crise sur leur activité, comme pour la justice consulaire, qui se prépare à faire face à une éventuelle vague de défaillances", estiment les greffiers dans leur communiqué.

OC avec AFP