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Pacte de responsabilité: Ayrault veut un compromis "gagnant-gagnant"

Jean-Marc Ayrault a exprimé ses voeux aux parlementaires

Jean-Marc Ayrault a exprimé ses voeux aux parlementaires - -

Jean-Marc Ayrault présentait, ce mercredi 22 janvier, ses vœux aux parlementaires. Il y a reconnu que la situation économique restait difficile en France et a défendu le pacte de responsabilité.

Jean-Marc Ayrault prévoit une année 2014 ardue. Le Premier ministre a demandé à la majorité, ce mercredi 22 janvier lors de ses vœux aux parlementaires, d'aborder "offensive et rassemblée" une année semée de "difficultés".

Dans un discours tenu à huis clos à Matignon devant députés et sénateurs de la majorité de gauche, le Premier ministre a d'abord rendu hommage à leur travail en 2013. Quelque "59 lois ont été promulguées cette année", a-t-il rappelé, confiant ne pas avoir "souvenir d'une telle activité en 26 ans de vie parlementaire"

Il a cependant admis, selon des propos rapportés par son entourage, que "bien sûr, les résultats sont toujours longs à produire des effets visibles". La situation économique et sociale reste "difficile" pour nombre de Français, a dit Jean-Marc Ayrault.

Mais l'ex-maire de Nantes a la "conviction que les lignes sont en train de bouger". A cet égard, Jean-Marc Ayrault juge "décisives" les annonces économiques et sociales récentes, le pacte de responsabilité proposé par François Hollande, et la remise à plat fiscale.

Un "travail considérable" à prévoir

Le pacte de responsabilité qui vise à baisser d'ici la fin qui quinquennat le coût du travail en échange d'embauches par les entreprises, va en particulier demander, estime Jean-Marc Ayrault, un "travail considérable". Il est toutefois, veut-il croire, "l'opportunité pour la France de retrouver l'esprit de conquête qui doit être le sien".

Jean-Marc Ayrault veut un compromis "gagnant-gagnant" avec les entreprises. "Je serai vigilant sur les contreparties qui seront négociées", prévient-il, même si ces contreparties ne sont pas chiffrées.

Le Premier ministre a également glissé en direction de l'aile gauche de la majorité qu'en dépit des économiques annoncées jusqu'à la fin du quinquennat, il ne dirige pas un gouvernement de "comptables, mais nous avons des comptes à rendre".

"Aucune difficulté ne nous sera épargnée, cette année non plus, mais nous y arriverons si nous savons être offensifs et rassemblés", a-t-il fait valoir

"Nous devons être ceux qui assument le présent, qui assument le réel, mais qui, en même temps, ne perdent pas le fil de l'idéal", a conclu le Premier ministre.

Diane Lacaze avec AFP