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Pacte de compétitivité: des contreparties salariales négociées d'ici janvier

François Chérèque affirme avoir obtenu "des contreparties" pour les salariés, en réponse au crédit d'impôt accordé aux entreprises.

François Chérèque affirme avoir obtenu "des contreparties" pour les salariés, en réponse au crédit d'impôt accordé aux entreprises. - -

Alors que le crédit d'impôts sur les entreprises est prévu pour la fin de l'année, le gouvernement promet des "contreparties" pour les salariés.

Matignon recevait les leaders syndicaux ce jeudi 22 novembre. A cette occasion, le gouvernement se serait engagé à des "contreparties" en faveur des salariés, selon François Chérèque. Cette nouvelle pourrait apaiser les partenaires sociaux, alors qu'ils dénoncent la décision d'octroyer un crédit d'impôt pour les entreprises avant même la fin des négociations sur la sécurisation de l'emploi.

François Chérèque a regretté que "le gouvernement fasse passer les 10 milliards d'aides aux entreprises avant qu'on ait fini les discussions avec le patronat". L'octroi du crédit d'impôt sans contrepartie aurait en effet ôté un moyen de pression des syndicats lors des discussions en cours avec le patronat, sur les questions de l'emploi.

Pour y remédier, "le Premier ministre nous a affirmé qu'il s'engageait clairement à ce qu'il y ait une deuxième loi qui, quoi qu'il se passe, imposerait des contreparties", a annoncé le secrétaire général de la CFDT.

Des pistes pour les contreparties

Le gouvernement n'a pas commenté l'annonce du syndicaliste pour le moment. Les modalités et le contenu exacts de ces contreparties ne sont donc pas encore connus.

François Chérèque a soulevé plusieurs pistes: "un plus grand dialogue dans l'entreprise, la capacité pour les représentants du personnel de contrôler et de débattre de l'utilisation de cet argent [celui du crédit d'impôt, NDLR] dans les entreprises". Il souhaite également "la création d'une mutuelle généralisée pour les personnes qui perdent leur emploi ou encore des droits rechargeables à l'assurance chômage".

Un deuxième texte devrait voir le jour en janvier

Le texte fixant ces contreparties devrait être pret en janvier 2013, si les discussions entre syndicats et patronat aboutissent, soit un mois après la première loi sur le crédit d'impôt.

Pour Laurent Berger, successeur de François Chérèque à la tête de la CFDT, "le calendrier est encore tenable". Le gouvernement fait pression sur les syndicats et le Medef ces dernières semaines, pour aboutir à un "compromis historique" appelé par François Hollande.

BFMbusiness.com & AFP