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Nouvelles mesures de rigueur en vue pour la Grèce

Le Parlement grec vote sur l'austérité

Le Parlement grec vote sur l'austérité - -

Les députés doivent voter ce mercredi 7 novembre, un nouveau projet de loi pour sortir le pays de la récession. Un vote nécessaire pour obtenir un prêt de plus de 31 milliards d’euros par l’UE et le FMI.

En Grèce, alors que la grève générale paralyse toujours le pays, les députés doivent voter ce mercredi 7 octobre un projet de loi qui instaure de nouvelles mesures de rigueur pour 4 ans supplémentaires. Nouvelles coupes dans les retraites, départ de milliers de fonctionnaires, dérégulation du marché du travail ou augmentation des taxes : au total, 18 milliards d'euros d'économies.

Le vote de cette loi est crucial car il est nécessaire pour obtenir un nouveau prêt de plus de 31 milliards d'euros de l'UE et du FMI. Pas sûr toutefois que ce vote soit suffisant pour sortir le pays de la récession.

L'application des mesures est le point clef

Le point clef, ce n'est pas le vote de ces mesures, c'est leur application. Voilà ce que pensent les inspecteurs de la Troika du FMI et de la BCE. Un avis partagé par Bruxelles. "La mise en place rigoureuse et dans les temps du programme d'ajustement, c'est la condition pour sortir de la récession", selon la Commission européenne. Si cette condition est remplie, Bruxelles prévoit un retour à la croissance en Grèce en 2014 : +0.6%, "grâce au retour de la confiance et des investissements, et à un redémarrage de la consommation et des exportations".

Cela dit, pour le moment, l'économie grecque est loin de connaître une embellie. Le marché du travail devrait toucher le fond l'année prochaine avec un chômage de 24%, la consommation des ménages devrait continuer de diminuer et la dette devrait atteindre un pic en 2014 à près de 190% du PIB, selon Bruxelles et les estimations du gouvernement grec lui-même.

Du coup, plusieurs économistes tempèrent l'optimisme relatif de Bruxelles. Selon eux, ces nouvelles mesures de rigueur, c'est le coup de trop qui risque de tuer le malade après 3 ans d'austérité et 5 ans de récession.

Alexis Pluyette