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Nicolas Sarkozy prône la dégressivité des allocations chômage

Nicolas Sarkozy veut réduire les allocations chômage dans le temps pour faire des économies en raison du déficit abyssal de l'Unedic.

Nicolas Sarkozy veut réduire les allocations chômage dans le temps pour faire des économies en raison du déficit abyssal de l'Unedic. - Jeff Pachoud-AFP

Le candidat à la primaire de la droite et du centre veut que soient réduites de 20% les allocations chômage au bout de 12 mois et de 20% en plus, au bout de 18 mois. Une mesure "difficile" justifiée pour des raisons d'économies.

Nicolas Sarkozy veut que soit instaurée la dégressivité des allocations chômage. "C'est une mesure difficile. Je ne la présente pas comme une mesure de réduction du chômage, parce que je ne pense pas que les chômeurs le font exprès. Une petite minorité abuse du système, mais l'immense majorité, ça ne lui fait pas plaisir. Cependant regardez les comptes! Quelle est la dette du régime d'assurance chômage ? 35 milliards d'euros, l'équivalent d'une année de cotisation des entreprises nous ne pouvons continuer comme ça" déclare l'ancien président de la République dans un entretien paru samedi 12 novembre 2016 dans Le Parisien/Aujourd'hui en France (accès payant).

Nicolas Sarkozy propose, s'il était élu en mai 2017, qu'une réduction de 20% des allocations chômage soit appliquée au bout de 12 mois d'indemnisation puis 20% supplémentaire au bout de 18 mois. Des mesures auxquelles se sont toujours opposés les principaux syndicats de salariés.

Ces propositions du candidat sur l'assurance chômage, qui rappelle aussi qu'il veut réduire de 100 milliards d'euros de dépenses publiques, interviennent dans la dernière ligne droite de la primaire de la droite et du centre dont le premier tour aura lieu dimanche 20 novembre 2016.

Ses mesures pour réduire dans le temps l'indemnisation des chômeurs doivent tenir compte aussi du fait que l'assurance-chômage est cogérée par les partenaires sociaux (syndicats, patronat) au sein de l'Unedic. Ensemble, ils renégocient les règles d'indemnisation tous les deux ans. Mais, faute d'accord intervenu au printemps 2016, l'ancienne convention qui arrivait à échéance le 30 juin 2016 a été reconduite en attendant une reprise (hypothétique) des négociations. À moins que Nicolas Sarkozy ait en tête que l'assurance chômage soit aussi gérée par l'État...

Frédéric Bergé