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Nickel veut étendre son réseau à l'étranger

Le compte Nickel bientôt chez les buralistes étrangers ?

Le compte Nickel bientôt chez les buralistes étrangers ? - FRANK PERRY / AFP


Le rachat par BNP Paribas, en juillet 2017, a ravivé les ambitions et permet aujourd'hui à Nickel d'envisager de s'étendre à l'étranger.

BNP Paribas a en effet permis à Nickel d'investir et de renforcer ses structures informatiques pour soutenir un succès qui ne se dément pas : la fintech attire chaque mois 30 000 nouvelles personnes et a franchi le cap cet été du million de clients. Soixante pour cent de ces clients en ont fait leur banque principale contre un taux qui atteint seulement 25% dans les autres néobanques, ce qui lui a permis d'être la seule fintech rentable. Son réseau enfin ne cesse de s'étoffer : Nickel est aujourd'hui distribué par 3700 buralistes, avec l'objectif d'atteindre les 5000 d'ici la fin de l'année, ce qui fera de Nickel le 5ème réseau d'agences en France.

Nickel vise d'autres pays européens

De quoi envisager sérieusement un développement à l'étranger. Trois pays sont visés : l'Italie, l'Espagne et l'Autriche. De premiers contacts ont été pris avec les confédérations des buralistes dans ces trois pays car c'est bien sur eux que Nickel espère aussi s'appuyer à l'étranger. Si l'idée de passer par d'autres réseaux de distribution pour l'international - comme par exemple les stations-services a un temps été envisagée - elle semble aujourd'hui écartée. "On ne change pas un modèle qui fonctionne" affirme-t-on en interne chez BNP Paribas. "Le gros avantage, avec les bureaux de tabac, c'est que c'est le patron lui-même qui est derrière la caisse, chargé de gérer l'offre Nickel (...) ce qui rend les choses beaucoup plus simples que là où il y a des caissières qui se relaient" explique cette même source.

Le buraliste, l’une des clés du succès

Et c'est bien sur cette relation client que repose très largement le succès de Nickel. La fintech a notamment réussi à attirer tous les déçus de la banque traditionnelle, ceux qui préfèrent se priver d'un découvert autorisé avec à la clé l'assurance de ne pas avoir de frais d'incidents de paiement, ceux aussi qui ne veulent plus avoir aucune relation avec un conseiller bancaire traditionnel. 

Caroline MORISSEAU