BFM Business

Pascal Canfin: "la mondialisation progressiste est en marche"

Sur BFM Business, le Président de la commission Environnement du Parlement européen explique pourquoi les étoiles sont aujourd'hui alignées pour cette "troisième voie".

Accord Airbus/Boeing, perspective d'un taux d'imposition minimum pour les multinationales: les lignes bougent dans l'économie mondiale.

Et pour Pascal Canfin, Président de la commission Environnement du Parlement européen, ce mouvement initié par les Européens et les Américains avec l'arrivée de Joe Biden confirme sa vision d'une mondialisation en train d'évoluer.

Une vision résumée dans une tribune et une note chez Terra Nova sur le "Nouvel âge progressiste de la mondialisation".

Une "troisième voie"

"Les Etats-Unis et l'Europe sont aujourd'hui alignés", s'enthousiasme-t-il sur le plateau du Grand journal de l'Eco ce mardi.

"Quand 40% du PIB mondial s'aligne pour déployer quelque chose et prendre des décisions en commun, forcément ça donne de l'espoir, surtout quand ça vient après quatre ans de Donald Trump où c'était exactement l'inverse", poursuit-il.

Outre l'impulsion américaine, indispensable, "ce qui est nouveau, c'est que l'Europe s'affirme comme une puissance géopolitique et ce n'était pas le cas avant. Une puissance qui est capable de créer du rapport de force quand il le faut. Et en même temps, de créer, de proposer une vision de la mondialisation".

C'est la troisième voie que prône Pascal Canfin, "qui ne soit ni la mondialisation neo-libérale des années 80/90 et début des années 2000, en gros jusqu'à la crise financière, ni la dé-mondialisation nationaliste et non-coopérative qui est portée en Europe par l'extrême gauche et par l'extrême droite et par des régimes plus ou moins autoritaires".

"C'est cette voie-là que nous avons la responsabilité de déployer. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on est en train de le faire pour de vrai, que l'on parle finances, commerce, que l'on parle climat", conclut le responsable.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business