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L'Indonésie veut, comme la France, taxer les géants du numérique

Une nouvelle loi élaborée par le ministère des Finances indonésien prévoit que "les sociétés numériques, notamment internationales comme Google, Amazon et Netflix, pourront désormais recueillir la TVA" et la verser aux autorités indonésiennes.

Une nouvelle loi élaborée par le ministère des Finances indonésien prévoit que "les sociétés numériques, notamment internationales comme Google, Amazon et Netflix, pourront désormais recueillir la TVA" et la verser aux autorités indonésiennes. - Lionel Bonaventure-AFP

L'Indonésie veut faire payer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) aux géants du numérique comme Google, Amazon ou Netflix. Dans ce pays, le taux de TVA est de 10%.

La France fait des émules dans le monde quand il s'agit de taxer l'activité des géants du numérique (les GAFA) qui usent de l'optimisation fiscale pour réduire leurs obligations de payer taxes et impôts nationaux. L'Indonésie a choisi de faire payer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) aux géants Google, Amazon ou Netflix, a annoncé la ministre indonésienne des Finances Sri Mulyani Indrawati hier mardi soir. Le taux de TVA est actuellement de 10% en Indonésie.

Une nouvelle loi élaborée par le ministère des Finances indonésien prévoit que "les sociétés numériques, notamment internationales comme Google, Amazon et Netflix, pourront désormais recueillir la TVA" et la verser aux autorités indonésiennes.

L'Indonésie va baisser l'impôt sur les sociétés

Même si ces sociétés "n'ont pas de bureau de représentation en Indonésie", ce qui leur permet d'échapper aux taxes en vigueur sur les entreprises, "leurs obligations fiscales existent quand même", précise le site internet du gouvernement.

Ces sociétés technologiques "ont ce qui est décrit comme une présence économique significative ou très significative même si elles n'ont pas de bureau permanent ou d'établissement ici", a souligné la ministre indonésienne citée dans le texte.

La ministre a confirmé également que le taux d'imposition des entreprises présentes sur le territoire devrait baisser de 25% à 20% en 2021, une mesure destinée à stimuler la croissance dans un contexte mondial de ralentissement économique dû aux tensions commerciales.

Le faible taux d'imposition des géants du numérique, qui ont développé des techniques élaborées d'optimisation fiscale et ne disposent souvent pas de bureaux permanents sur leurs principaux marchés, est dénoncée par un nombre croissant de pays. Pour répondre à leurs attentes, l'OCDE se penche depuis plusieurs années sur une réforme de la fiscalité plus adaptée à l'économie numérique mais n'a pas encore dégagé de consensus applicable.

Frédéric Bergé avec AFP